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L'information réduit fortement le risque d'hépatite C




L'information réduit fortement le risque d'hépatite C
Des sessions individuelles d'information sur l'injection de drogues permettent de réduire fortement le risque de transmission de l'hépatite C pour les toxicomanes, selon une étude française présentée jeudi à la conférence internationale sur le sida à Melbourne (Australie).
Dans le cadre d'une expérimentation conduite dans huit centres pour usagers de drogues (Caarud), des "sessions individuelles d'accompagnement et d'éducation à l'injection" ont été données à 113 consommateurs de drogues injectables (héroïne, morphine, cocaïne).
Leurs pratiques en matière d'injections ont ensuite été évaluées sur un an avec des interrogatoires programmées, six mois et 12 mois après la date de la formation sur l'injection.
Les résultats ont été comparés aux pratiques d'injection de 127 autres usagers de profil comparable mais qui, eux, n'avaient pas suivi la formation.
Il ressort de cette étude conduite par l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), l'Inserm, Médecins du monde et l'Association Aides que les "sessions d'éducation" ont permis de réduire "de 43% les pratiques à risque" en matière de transmission du virus de l'hépatite C.
Le virus de l'hépatite C ainsi que le virus du sida (VIH) peuvent se transmettre entre toxicomanes par échange de seringues et matériel d'injection d'une personne contaminée à une autre saine.
La bonne pratique en matière de limitation du risque de transmission consiste à n'utiliser que du matériel stérile pour procéder à la filtration et à l'injection des drogues, explique l'une des responsables de l'étude, Perrine Roux (Inserm).
Cette formation individuelle a permis de sensibiliser les usagers et de modifier leurs pratiques. Elle a également permis de réduire fortement les complications liées à l'injection comme la formation d'abcès ou les infections cutanées, ajoute la chercheuse.
Ce type de sessions d'information est peu coûteux et serait facile à mettre en place dans les centres d'accueil pour toxicomanes mais se heurte à des freins politiques, dénonce Aides qui demande la "généralisation sans délais sur l'ensemble du territoire" de ce type de dispositif.
"On estime aujourd'hui que plus des deux tiers des usagers de drogues par injection sont porteurs de l'hépatite C, dont une grande partie l'ignore. Le temps n'est pas à la tergiversation ou aux considérations idéologiques (...) il faut agir, et agir vite" explique Bruno Spire, président de Aides.

Samedi 9 Août 2014

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