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L’inflation s’établirait à 0,7 % en 2014

Bank Al-Maghrib annonce une hausse de l’indice des prix à la consommation




L’inflation s’établirait à 0,7 % en 2014
La baisse du taux directeur à 2,75 % devrait pousser les banques à faciliter davantage les conditions d’octroi des crédits, a affirmé, cette semaine à Rabat, le gouverneur de BAM, avant d’annoncer que l’inflation s’établirait à 0,7 % en 2014 avec une balance de risques équilibrée, après la prise en compte des révisions des systèmes de tarification de l’eau et d’électricité opérées à partir du mois d’août.
C’est à l’issue de la réunion trimestrielle de son Conseil, que BAM a donc indiqué que l’inflation s’établirait à 0,7 % en 2014. En effet, après une hausse de 0,4 % en juillet, en glissement annuel, l’indice des prix à la consommation est resté stable en août, sous l’effet d’une accentuation de la baisse des prix des produits alimentaires à prix volatils, de 7,1 % à 9,9 %, qui a plus que compensé les hausses de 12,8 % pour l’alimentation en eau et assainissement et de 6,5 % pour l’électricité. 
Sur les 8 premiers mois de l’année, l’inflation ressort à 0,3 %, et sa composante sous-jacente à 1,2 % en moyenne, a expliqué la Banque centrale, notant que ladite composante est revenue de 1,4 % en juillet à 1 % août, en liaison avec la décélération de 1,4 % à 0,8 % du rythme d’accroissement des prix pour les biens échangeables et de 1,6 % à 1 % pour ceux non échangeables. 
Par ailleurs, les prix à la production industrielle ont poursuivi leur mouvement baissier, avec une nouvelle diminution annuelle de 2,1 % en juillet après celle de 1,9 % en moyenne au cours du deuxième trimestre.
Sur la base de l’ensemble de ces évolutions, l’inflation s’établirait à 1,6 % en moyenne sur les six prochains trimestres et à 1,9% au terme de l’horizon de prévision.
 
Une baisse unique 
du taux directeur
 
“C’est la première fois dans l’histoire de la Banque centrale qu’elle abaisse son taux directeur au deçà de 3 %, une décision qui devrait encourager les banques à faciliter davantage les conditions d’octroi des crédits”, a, ainsi, souligné Abdellatif Jouahri, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue dudit Conseil.
Il a, dans ce cadre, précisé que cette décision intervient dans un contexte caractérisé par la poursuite d’un faible rythme de croissance des activités non agricoles, une amélioration des réserves internationales et une prévision centrale de l’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, relevant que la Banque centrale continuera de suivre de près l’ensemble de ces évolutions. Après avoir dressé l’état des lieux de la conjoncture économique internationale, marquée au cours du deuxième trimestre 2014 par une amélioration de la croissance aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro, avec une légère baisse du taux de chômage aux Etats-Unis et des cours des matières premières, M. Jouahri a assuré que l’ensemble de ces évolutions “ne laissent pas indiquer de tensions inflationnistes” d’origine externe à moyen terme.
Concernant les prévisions de croissance économique, le gouverneur de la Banque centrale a estimé qu’elle avoisinerait 2,5 % pour l’ensemble de l’année 2014, tenant compte de l’évolution récente des indicateurs infra-annuels disponibles, avec une progression de près de 3 % du PIB non agricole et un repli d’environ 2,5 % de la valeur ajoutée agricole.
Il a, à cet égard, estimé que l’output gap non agricole serait négatif et devrait le rester au cours des prochains trimestres, dénotant ainsi de l’absence de tensions inflationnistes émanant de la demande. S’agissant des comptes extérieurs, M. Jouahri a rappelé que le déficit commercial des biens s’est allégé de 3,1 % à fin août, alors que les exportations ont enregistré une hausse de 7,1 %, résultat notamment de la forte progression des expéditions du secteur automobile et de l’atténuation de la baisse de celles des phosphates et dérivés. Le responsable a, par ailleurs, indiqué qu’en dépit de la progression de 32,2 % des approvisionnements en blé, les importations ont enregistré un accroissement limité à 1,8 %, sous l’effet d’une régression de 1,4 % des achats des produits énergétiques et de 5,6 % des acquisitions de biens d’équipement. Tenant compte de ces évolutions et des entrées au titre de dons, le déficit du compte courant devrait revenir de 7,6 % du PIB en 2013 à 6,7 % à fin 2014, a-t-il fait savoir. Dans ce cadre, l’encours des réserves internationales nettes a atteint 175,6 MMDH à fin août, soit l’équivalent de 4 mois et 29 jours d’importations de biens et services et devrait se maintenir à ce niveau d’ici fin 2014, a-t-il ajouté.
Au plan des finances publiques, le déficit budgétaire hors privatisation s’est établi à 42,5 MMDH à fin août 2014, contre 42,2 milliards à la même période de l’année précédente, a rappelé M. Jouahri, estimant que l’objectif d’un déficit de 
4,9 % du PIB à fin 2014 serait atteint.
 

Mayssoune Belmaza
Vendredi 26 Septembre 2014

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