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L’inaccessible parité…


Le nouveau Parlement compte 80 femmes



Des femmes au Parlement, on en trouve de plus en plus. Cela augure-t-il d’une avancée au niveau de la prise de conscience du rôle de la femme dans la politique? Rien n’est sûr. Le champ politique, et plus particulièrement parlementaire, demeure toujours masculin. Bien plus, le mécanisme de la liste des femmes a pu sauver la face, par l’élection de près de 60 femmes au Parlement. 
Elles sont ainsi exactement 80 élues à avoir pu prendre place, vendredi dernier, au sein de l’Hémicycle, auprès de leurs pairs masculins. Une vingtaine seulement ont pu décrocher leurs sièges, dans le cadre des listes des jeunes ou locales. Est-ce suffisant? Personne ne répond par l’affirmative.
En effet, ce nombre n’est aucunement à la hauteur des aspirations du mouvement féminin, bien qu’il ait dépassé celui enregistré lors du mandat précédent. A l’issue des législatives du 7 octobre, 80 élues, dont une vingtaine sont issues des listes des jeunes et locales, siègeront au Parlement.
 «Certes, les résultats définitifs déclarés par le ministère de l’Intérieur font apparaître nettement une avancée arithmétique, mais politiquement parlant, nous sommes à la traîne, à savoir la parité. Nous avons, à mon avis, beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la lutte pour le renforcement de la place de la femme dans la société d’abord, et partant dans les institutions politiques et autres», confie Zahira Mouhcin, syndicaliste et militante féminine, dans la région de Rabat.
Les chiffres du département de Mohamed Hassad indiquent que 60 nouvelles députées vont rejoindre l’Hémicycle, à la faveur du mécanisme de la représentation féminine, réparties entre le PJD (18 sièges), le PAM (14), le PI (7), le RNI (6), le MP (5), l’USFP (4), le PPS et l’UC (3). Mais le bond qualitatif à souligner reste au niveau du succès de 9 femmes têtes des listes locales ou colistières, parmi des dizaines de femmes qui se sont battues dans leurs circonscriptions pour mériter un siège à la Chambre des représentants. 
Latifa Karwad, du mouvement associatif dans la région de Taza, indique que «le combat doit se poursuivre, à la faveur des sessions de formation et de mise à niveau des compétences des femmes, ainsi que la lutte contre l’analphabétisme et le développement des activités génératrices de revenus, afin que les femmes soient à l’abri de toute tentative d’exploiter leurs conditions sociales et culturelles défavorables». 
 


Libé
Mercredi 19 Octobre 2016

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