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L’identité locale et l’ouverture sur les cultures passées au crible fin


Clôture du Moussem d’Assa



L’identité locale et l’ouverture sur  les cultures passées au crible fin
Séculaire, le Moussem d’Assa a toujours constitué l’occasion pour les Assaouis de se retrouver le temps de la fête du Mauloud. C’est aussi l’occasion pour les habitants d’Assa de recevoir des visiteurs venus des différentes régions du pays mais aussi des pays voisins et subsahariens.  Depuis quelques années, le Moussem permet d’organiser un grand festival regroupant des activités culturelles, commerciales, cultuelles et sportives. Cette année, le Moussem (20 au 24 janvier) avait pour thème «Assa entre l’identité locale et l’ouverture sur les cultures». Il avait un programme  riche et varié comprenant  une foire où l’artisanat local était à l’honneur.
 Inaugurée par le ministre de l’Artisanat, la foire a regroupé des orfèvres, des tanneurs, des artisans de l’argile et du bois.  L’ancienne ville était réservée au Mouggar où les tribus du Sahara ont, de tout temps, fait des échanges commerciaux.
Pièces d’art, instruments de musique et objets utilisés dans la vie nomade ornaient les grandes places de la ville, notamment la place où a eu lieu la soirée folklorique animée par des poètes locaux et des vedettes de la musique hassanie venues de Mauritanie. Cette soirée a connu une affluence record et dans une ambiance de fête. Les habitants d’Assa étaient comblés et l’exprimaient à travers les ovations. Auparavant, une soirée dédiée au Madih, l’ensemble Ibn Arabi inspiré des grandes tendances soufies, tels qu'Ibn Arabi, Aboul Hassan al-Shustari, Rabia Al-Adwiya, Omar Ibn Al-Farid ou Sidi Mohammed Al-Harrak, a véritablement entraîné le public dans les lointaines sphères de la spiritualité, où le chant et la musique se sont fondus pour faire vibrer les cœurs.  Plus tôt dans la journée, le public  avait été convié à un spectacle haut en couleur de fantasia et de parades de dromadaires. Exécuté de manière splendide par les cavaliers vêtus de leur  draâa et armés de fusils, ce spectacle équestre impressionnant où le cavalier et sa monture évoluent dans une symbiose parfaite, a été très apprécié du public.
Initiée par l’Association de la Zaouia  d'Assa et l’Association des amis de Fdili Rah, en collaboration avec l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud  et avec la participation des conseils élus, des acteurs de la société civile, cette édition s’est caractérisée par la présence de plusieurs personnalités du monde des arts, comme  Nouâmane Lahlou, Khalid Nassiri, Driss Rokh, entre autres. Pour sa part, Nouâmane Lahlou a eu à chanter en chœur avec la diva de la musique mauritanienne Koumbane. Le sport a constitué l’un des points forts de ce festival, à travers la course sur route Fdili Rah. Celle-ci courue sur 10 km était dominée par les Marocains auxquels sont revenues les trois premières places, côté hommes. Pour ce qui est des femmes, c’est une Ethiopienne qui a occupé la première place suivie de deux Marocaines.
A noter que la cérémonie d’ouverture  présidée par le ministre de l’Artisanat s’est déroulée en présence du président du Conseil national des droits de l'Homme, du haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération, du wali de la région Guelmim-Smara, du gouverneur de la province d'Assa-Zag,  du  directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud, et de plusieurs parlementaires et représentants des Zaouïas et tribus sahraouies.
La cérémonie de clôture était marquée par le sacrifice d’un dromadaire. Conduite dès les premières heures de la journée, la bête sacrifiée est baraquée à l’entrée de la Zaouïa où certains dignitaires des plus âgés de la tribu désignent celui qui doit avoir l’honneur de l’abattre. Les invités d’honneur et représentants des tribus amies et alliées venus pour l’occasion, doivent impérativement assister à cette cérémonie qui doit coïncider avec le jour anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohamed. Une fois dépecée, l’on procède au découpage en  petits morceaux qui seront distribués aux nécessiteux du village.

Ahmadou El-Katab
Mercredi 30 Janvier 2013

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