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L’hygiène pose problème, l’exemple par Essaouira


La question du
contrôle sanitaire
se pose avec acuité.



L’hygiène pose problème,  l’exemple par Essaouira
Les critères de la qualité sanitaire font toujours défaut au niveau des activités commerciales liées au secteur alimentaire à Essaouira. C’est également le cas des restaurants, pâtisseries, pizzerias, épiceries, boucheries, et fours publics. Les réclamations vont bon train tant les manquements à l’hygiène et au respect des normes sanitaires sont flagrants.
Certes, les surfaces et les équipements suivent la mode, mais les pratiques et les comportements n’ont pas changé. Des produits mal stockés ou préservés, des locaux humides et mal aérés, un personnel indifférent aux règles de propreté et de prévention, des aliments exposés aux poussières, aux émissions de gaz et aux palpations, entre autres.
Il est vrai que les Marocains ont su cohabiter avec ces images qui font désormais partie de notre quotidien, mais la modernisation et les contraintes de mise à niveau, de compétitivité et de qualité ne tolèrent plus ces aspects scandaleux dans une ville accueillant des touristes.
«Je me souviens d’une mission d’inspection que nous avons effectuée dans un restaurant au cœur de l’ancienne médina. Figurez-vous, on a découvert de gros rats, des aliments périmés et mal préservés, des réfrigérateurs et des fours sales, et un staff qui ne se soucie guère des normes sanitaires», s’indigne un fonctionnaire municipal.
D’aucuns imputent la responsabilité de ce manque d’hygiène aux autorités locales et aux élus qui, d’une part, n’effectuent des contrôles que de façon occasionnelle, et d’autre part, accordent des autorisations à des personnes qui n’ont aucune qualification pour exercer de telles activités.
Outre la question des restaurants, certains fours publics constituent une honte et une inquiétude pour les habitants indignés par le mutisme des autorités compétentes qui devraient prendre des décisions fermes face aux images de désolation qui collent à ces fours situés au cœur de l’ancienne médina.
«Certaines boulangeries sont tellement sales, utilisent des matériaux répugnants et ne respectent pas les normes de qualités et de grammage requis pour la préparation du pain. On peut même y trouver des rats, des chats qui rôdent autour des stocks de farine», affirme un citoyen non sans amertume.
Certes plusieurs boulangeries modernes ont ouvert dernièrement dans des quartiers de la ville, mais le danger d’intoxication persiste tant qu’il y aura des structures en marge de la dynamique de mise à niveau et d’accompagnement technique et juridique. 

Abdelali Khallad
Lundi 14 Janvier 2013

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