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L’expérience marocaine en matière de lutte contre les inégalités présentée par l’USFP à Montevideo

Participation du Parti de la Rose aux travaux du séminaire organisé les 22 et 23 juillet en Uruguay par l'Alliance Progressiste




L’expérience marocaine en matière de lutte contre les inégalités présentée par l’USFP à Montevideo
Dans le cadre des activités organisées par l'Alliance Progressiste et auxquelles l'USFP a participé, une délégation constituée de Zohra Lhioui, présidente de la Commission des relations extérieures du parti et de Tarik El Malki, membre de la même commission, a pris part les 22 et 23 juillet aux travaux du séminaire portant sur "La lutte contre les inégalités". Cette fois, ce rendez-vous  des partis socialistes, progressistes et sociaux-démocrates du monde entier est abrité par l'Uruguay, à Montevideo. Ce deuxième séminaire qui fait suite au premier séminaire qui s'est tenu à Stockholm en octobre 2013 a connu la participation d'une cinquantaine de partis et organisations syndicales et associatives. L'ensemble des interventions a mis l'accent sur la nécessité de combattre le chômage à travers la création d'emplois décents, d'assurer un salaire égal pour les femmes et les hommes, de contrer les inégalités croissantes dans les sociétés, de maîtriser le changement climatique, de dompter les marchés financiers déchaînés à travers leur régulation, de lutter contre les paradis fiscaux et l'évasion fiscale, d'encourager le développement durable, d'assurer la paix et de garantir le respect des droits de l'Homme, d'arrêter la prolifération d'armes de destruction massive et enfin de mettre un terme à la faim et à la pauvreté dans le monde.
A ce titre, un document de travail préparé à l'initiative du SPD allemand et du PS uruguayen a été présenté sous le titre "Inégalités économiques ou justice sociale pour tous".
 
Lutte contre les 
inégalités et justice 
pour tous
La crise politique, économique et sociale majeure qui secoue les pays occidentaux depuis 2008 et qui s’est propagée dans le monde entier a placé les peuples et nations des régions limitrophes et dépendantes devant un défi considérable : les coûts de la résolution de cette nouvelle crise ne doivent pas peser sur les épaules des salariés et des peuples. 
Nous vivons actuellement le développement d’une crise internationale d’une ampleur et d’une dimension telle qu’elle nous oblige à remettre en question le modèle néolibéral qui règne en maître depuis plus de trois décennies. Or, jusqu’à ce jour, les pays centraux n’ont fourni que des réponses conjecturales, qui consistent à appliquer des mesures politiques suivant la même logique que les mesures qui ont conduit au déchaînement de la crise. Cela a renforcé les répercussions les plus graves de la crise, avec des conséquences indéniables pour la majorité de la population des différentes sociétés. Il est de plus en plus patent que la politique en faveur des entreprises et du sauvetage des banques, et non pas des peuples, aggrave le chômage, les inégalités et l’exclusion sociale. Face à cette situation, la sortie de crise nécessite une réponse urgente et structurelle, impliquant la participation inéluctable des partis de gauche et progressistes, des syndicats, des mouvements des travailleurs et salariés ainsi que des différentes formes d’expression collective du peuple. En font partie notamment les mouvements sociaux, les mouvements de paysans, des défenseurs de l’environnement, étudiants, féministes, de l’enfance et de la jeunesse, des défenseurs des droits de l'Homme comme les mouvements pour protéger les victimes de violence, défendant la diversité sexuelle, luttant contre l’oppression, des peuples indigènes, des producteurs d’économie sociale et solidaire, des organisations de défense des droits des immigrés, des éducateurs et mécènes culturels et artistiques. À l’heure du 21e siècle mondialisé, l’humanité ne résoudra les défis existentiels que dans l’action commune, en restructurant les asymétries historiques entre le Nord et le Sud et en donnant aux institutions mondiales la capacité de régler les tensions, les déséquilibres et les conflits inhérents à ce processus. 
Le concept de développement durable semble constituer une alternative, à l’antipode du schéma de pensée néolibéral, une forme qui appréhende et organise des aspects essentiels de la vie sociale à l’aide d’une logique nouvelle, une réponse élaborée par et pour les majorités du peuple, une réaffirmation des piliers que sont un travail digne, le partage des richesses, la démocratie participative, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’intégration régionale, en insistant sur leur articulation dans les négociations internationales et en renforçant des positions communes sur des thèmes d’intérêt général, l’échange de bonnes pratiques entre les gouvernements, la protection sociale, et en intégrant toutes les personnes, les générations et l’environnement, et par conséquent la dimension économique, sociale, écologique et politique. 
Au vu des défis considérables qui sont posés, il est temps d’agir et de formuler des possibilités concrètes de changement. Il existe de nombreuses voix critiques dans les sociétés, mais aussi un potentiel solidaire et émancipateur. C’est pourquoi il est plus important que jamais que les partis, les syndicats et les organisations de la société civile se saisissent de cet élan et soutiennent les débats et le développement d’alternatives. Il existe un besoin de solutions concrètes pour aborder les problèmes actuels, mais aussi de solutions qui vont plus loin et créent les bases de sociétés socialement plus justes.
 
L’expérience du Maroc 
en matière de lutte 
contre les inégalités
Un panel de discussions portant sur les différentes expériences et meilleures pratiques en matière de lutte contre les inégalités a été l'occasion pour la délégation de L'USFP de présenter l'expérience du Maroc dans ce domaine. A ce titre, les deux intervenants ont exposé un état des lieux sur la situation des inégalités au Maroc. Ils ont mis en relief la singularité de l’expérience du Maroc dans la mesure où ce dernier occupe une position particulière au regard des évènements qui ont secoué  la région arabe en 2011. En effet, le Maroc n’a pas été touché de plein fouet par ce qu’on a appelé «le Printemps arabe» grâce à la position sage et clairvoyante du Roi Mohammed VI qui, à travers son discours historique du 9 mars 2011, a proposé l’adoption d’une nouvelle Constitution qui vise, entre autres choses, à moderniser les institutions politiques du pays, à renforcer la démocratie et l’égalité des droits entre les hommes et les femmes notamment. Les intervenants ont ensuite présenté les principales mesures et politiques sociales mises en place depuis l'avènement du gouvernement d'alternance jusqu'à aujourd'hui, en mettant l'accent sur les mesures phares telles que l'INDH, le RAMED, la promotion et le renforcement des droits de la femme... En outre, les intervenants ont insisté sur la nécessité d'élaborer une stratégie globale, structurante et inclusive de lutte contre les inégalités. Cette politique serait axée sur les éléments suivants: généralisation de l’accès à l’éducation, à la scolarisation, aux soins de santé et à l’habitat décent; insertion de la femme dans la vie économique, sociale et politique du pays à travers des mesures ciblées; mise en place d’une politique de l’emploi et de lutte contre le chômage (jeunes et personnes en milieu rural); révision du système de subvention et de soutien des prix de manière à ce qu’il bénéficie aux catégories les plus nécessiteuses etc. Les intervenants ont ensuite insisté sur la nécessité de mettre en place une politique effective de lutte contre l'économie informelle, véritable fléau dans notre pays qui accroît la vulnérabilité, la fragilisation et la déstabilisation de la société car elle menace la cohésion sociale. Des mesures telles que l’amnistie fiscale pour les petits commerçants et TPE, la protection sociale des travailleurs indépendants et la formation professionnelle qui favorise l’apprentissage sont des exemples de mesures qui peuvent permettre d’intégrer durablement le secteur informel dans l’économie. Enfin, les deux intervenants ont insisté sur la nécessité d'utiliser la fiscalité comme outil et levier de redistribution des revenus à travers la progressivité.
Ce séminaire a été également l'occasion d'interventions marquantes dont notamment celles du président uruguayen, José Mujica, de Tabaré Vasquez, le candidat de l’actuelle majorité présidentielle, de Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC et de Boris Tajic, ancien président de la République de Serbie.
A la fin du séminaire, une déclaration de l'Alliance Progressiste portant sur la situation tragique au Proche-Orient à été adoptée à l'unanimité.
En marge de cette rencontre, la délégation de l'USFP a eu des entretiens bilatéraux avec les dirigeants du Parti socialiste uruguayen lors desquels ces derniers ont manifesté leur volonté d'établir avec l'USFP des relations d'échange d'opinions et d'expériences dans le but d'un rapprochement des points de vue et positions concernant des questions d'ordre international et d'intérêts communs.
 

L’expérience marocaine en matière de lutte contre les inégalités présentée par l’USFP à Montevideo
Présentation de l'Alliance Progressiste 
 
L'Alliance Progressiste est une plate-forme pour trouver des réponses communes et progressistes aux défis politiques, économiques, sociaux et environnementaux à l'échelle mondiale, pour échanger des informations et des expériences en matière de campagnes électorales, renforcer l'organisation des partis et les soutenir lors de campagnes internationales et pour encourager les réseaux régionaux. 
L'Alliance Progressiste est un réseau ouvert aux partis progressistes, démocratiques, sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes. Les partis progressistes accueillent la coopération avec d'autres mouvements et organisations socialistes progressistes, à savoir les syndicats, les fondations, les centres de réflexion (think tank) et les ONG. En parallèle, et en complément aux autres associations actives sur le plan international, l'Alliance Progressiste compte sur les réseaux et forums existants et émergents. L'Alliance est financée par des cotisations volontaires des partis. Cette structure repose sur des valeurs de base telles que la démocratie, la justice, la solidarité et l'égalité des sexes.
 

Lundi 28 Juillet 2014

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