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L’état des droits linguistiques et culturels amazighs au Maroc

Rencontre à Rabat




L’état des droits linguistiques et culturels amazighs au Maroc
Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale des droits de l’Homme, une rencontre-débat sur l’état des droits linguistiques et culturels amazighs au Maroc à la lumière de la nouvelle Constitution a été organisée récemment à Rabat à l’initiative de l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM). 
Le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukous, voit en cet événement l’occasion d’exposer les réalisations en la matière, notamment dans les domaines de l’enseignement, de la culture et de la vie associative, mais aussi de faire un état des lieux de ce qui n’est pas encore réalisé. 
L’IRCAM a déjà eu l’occasion d’adresser une note à la délégation interministérielle aux droits de l’Homme dans laquelle l’Institut a mis l’accent sur un certain nombre de dysfonctionnements en matière de promotion des droits humains, a déclaré M. Boukous.
Les droits linguistiques et culturels sont les plus négligés parmi les droits humains tant au niveau international que national, a estimé, pour sa part, le secrétaire général de l’IRCAM, El Houcine El Moujahid. 
Selon lui, les chantiers en cours entrent dans la perspective d’”une réparation de la négligence de la culture et de la langue amazighes depuis des décennies”.
M. Moujahid a notamment insisté sur la place que doit occuper la langue et la culture amazighes dans le projet de régionalisation avancée et plaide également pour la nécessité de soutenir les associations œuvrant dans la promotion de la culture amazighe.
De son côté, le vice-président de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme, Mohamed Grine, a relevé l’impératif d’inscrire la loi organique relative à l’officialisation de l’amazigh dans le cadre d’une stratégie intégrée visant à renforcer la culture amazighe et offrant les moyens matériels et humains en mesure d’assurer sa mise en place adéquate.
L’acteur associatif a appelé, dans ce sens, à mettre sur un pied d’égalité toutes les composantes de l’identité marocaine, à rejeter la discrimination sous toutes ses formes et à concevoir la culture amazighe en tant que patrimoine commun à tous les Marocains tel que stipulé par l’article 5 de la Constitution, tout en insistant sur le respect de l’indivisibilité des droits de l’Homme, et la promotion de la langue amazighe pour qu’elle puisse suivre l’évolution des progrès à tous les niveaux. 

MAP
Vendredi 20 Décembre 2013

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