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L'espèce humaine, exposée aux métaux lourds depuis le Paléolithique




Une équipe de chercheurs internationaux a découvert dans la Péninsule ibérique les plus anciennes traces de métaux lourds sur des sites archéologiques, datant du début de l'ère paléolithique, selon une étude publiée récemment dans Scientific Reports de la revue Nature.
"Nous avons mis en évidence la première preuve de paléopollution (...) aux métaux lourds dans quatre célèbres grottes archéologiques de la Péninsule ibérique, balayant les derniers millions d'années de l'évolution humaine", écrivent les chercheurs.
L'ère paléolithique, première et plus longue période de la Préhistoire, a débuté il y a trois millions d'années et s'est terminée il y a 10.000 ans.
Les plus anciennes traces de pollution aux métaux lourds (cuivre, zinc, plomb et nickel) ont été relevées sur le gisement de la "Gran Dolina" au nord de l'Espagne. Datant du Paléolithique inférieur à moyen, elles s'expliqueraient par des facteurs naturels (excréments de chauve-souris et d'oiseaux), précise l'étude.
D'autres traces, moins anciennes, ont été retrouvées dans les grottes de Gorham et Vanguard, situées dans l'enclave britannique de Gibraltar en Espagne.
Sur le site de Gorham, le plus pollué des quatre, les chercheurs ont trouvé des foyers bien préservés, soulignant que l'activité humaine a contribué, sur le long terme, à augmenter cette pollution.
Sur le quatrième site d'"El Pirulejo", situé au sud de l'Espagne, la pollution pourrait être liée à l'usage de la galène - un minerai composé de sulfure de plomb, comme pigment, dans la fabrication d'objets ou dans des rites funéraires.  Toutefois, il est possible que "ces importants niveaux de pollution (...) n'aient pas présenté de menace majeure pour les populations" humaines, remarquent les chercheurs.  Ces données indiquent en effet "une exposition sur le long terme de l'espèce humaine à ces éléments (polluants) via des feux, des fumées et des cendres, qui pourraient avoir joué un certain rôle dans leur tolérance à la pollution environnementale", les chercheurs qualifiant toutefois l'influence de cette exposition de "très limitée".
La pollution issue de la combustion est "dangereuse" rappellent-ils, étant responsable d'1,9 million de décès prématurés par an et de maladies chroniques et respiratoires aigues. Il s'agit de la quatrième cause de mortalité dans le monde, ajoutent-ils, citant un rapport des Nations unies de 2009.

Lundi 28 Septembre 2015

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