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L’enseignement de la traduction face aux exigences du marché de travail international




L’enseignement de la traduction face aux exigences du marché de travail international
L’enseignement dans les grandes écoles internationales de traduction et de l’interprétation (interprétariat) a connu, récemment, une grande évolution au niveau des programmes de formation et sur le plan méthodologique, et ce, pour répondre à la demande croissante du marché du travail international qui revêt un aspect de plus en plus exigent.
De nouveaux modules de formation ont été développés de manière à ce qu’on se focalise beaucoup plus sur la pratique que sur la théorie, contrairement à ce qui caractérisait les écoles de traduction les plus prestigieuses telles que l'Ecole d'interprètes de Genève, créée en 1941, l’Institut supérieur d’interprétation et de traduction (ISIT) de Paris, créée en 1957, et bien d’autres, qui donnaient beaucoup d’importance au développement de nouvelles théories, et ce au détriment de la pratique. 
La majorité des écoles de traduction adhèrent à la théorie interprétative, qui divise le processus de traduction en deux étapes: l’appréhension du sens par l’interprétation du texte de départ et la réexpression dans le texte d’arrivée. D’autres préfèrent la théorie fonctionnaliste selon laquelle la traduction peut avoir un but différent de celui du texte de départ. Cette dernière considère la  traduction comme étant un processus au cours duquel le traducteur doit prendre une série de décisions, tant dans l’interprétation du texte que pour les ressources et les procédés à utiliser dans la réexpression du sens en langue d’arrivée.
Des traducteurs professionnels ont affirmé que les compétences linguistiques et la connaissance des aspects théoriques de la traduction n’aident en rien le traducteur dans l’exercice quotidien de son métier, et que la traduction est un processus intuitif guidé par la capacité créatrice du traducteur. Sa formation ne  doit pas se focaliser sur des théories empiriques, mais bien au contraire, doit s’ouvrir sur des disciplines en étroite relation avec les nouveaux métiers de l’ingénierie de la communication (Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’adaptation publicitaire, le doublage/sous-titrage, les relations internationales, la gestion…)
Dans la plupart des écoles de traduction et d’interprétation, il s’agit de deux années de formation dont le diplôme est équivalent à un Master (Cas de l’Ecole supérieure Roi Fahd de traduction de Tanger). Cette durée de formation est relativement courte. Pour cela, la formation doit se baser sur des cours pratiques optant pour le principe de la diversité des situations de travail, et ce sous forme d’exercices, de stages de formation dans des lieux diversifiés (cabinets de traduction, sociétés de doublage et sous-titrage, agences de communication et multimédias, organismes de coopération internationale…), et ce  pour que l’élève-traducteur se familiarise avec le milieu professionnel et qu’il réponde aux exigences du marché de travail. 
 
 * Doctorante à l’Université Abdelmalek Saâdi 
Tanger-Tétouan 

Par Mme Adiba Bakkour
Vendredi 12 Septembre 2014

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