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L’enquête sur la mort de 15 Subsahariens à Sebta traîne en longueur

L’avocate Particia Fernández pointe du doigt la lenteur des enquêteurs et de la justice




L’enquête sur la mort de 15 Subsahariens à Sebta traîne en longueur
L’enquête menée à Sebta pour élucider les circonstances de la mort de 15 Subsahariens au  large de ce préside occupé, avance à pas de tortue, selon l’avocate Particia Fernández. Celle-ci a affirmé qu’il y a des choses qui rendent difficile le travail de la défense dans l’investigation menée par la justice à Sebta pour éclairer les circonstances et établir les responsabilités dans ce drame survenu le 6 février 2014 qui a causé la mort de 15 Subsahariens au large du préside occupé.  Dans une interveiw à l’agence espagnole Europa Press, Patricia Fernández a expliqué que la Guardia civil était tenue de préparer, en juillet dernier, un rapport sur ce drame et le présenter à la justice, mais elle ne l’a fait qu’au mois de novembre dernier. «Ce retard est intolérable et le tribunal aurait dû être plus actif en fixant, par exemple, une date limite sous peine que la Guardia civil soit accusée de délit de désobéissance. Chose qui n’a pas été faite  ». 
L’avocate a également évoqué un autre aspect polémique de la procédure menée pour enquêter sur cette affaire. Elle a, en effet, dit être surprise que la première vidéo des faits ait été diffusée et que le tribunal ne l’ait reçue que 14 jours après le drame « alors que lorsqu’il s’agit d’un fait qui constitue un délit, la loi dispose qu’il faut le présenter à la justice dans un délai ne dépassant pas 72 heures», a-t-elle souligné. Et d’ajouter que la défense ne rencontre pas seulement des difficultés à Sebta en ajoutant que le tribunal a déjà délégué une commission rogatoire au Maroc pour avoir des informations sur les autopsies effectuées sur les cadavres des immigrés ayant été trouvés par les autorités marocaines, mais il n’a reçu aucune réponse à sa requête. 
A noter que ce drame avait provoqué un tollé en Espagne. Les partis de l’opposition notamment le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et la Izquierda Unida (la Gauche unie) avaient exigé que le ministre de l’Intérieur et le directeur de la Guardia civil assument la responsabilité politique de ce drame et partant présentent leur démission.   
Quelques mois après le drame, le chef de la Guardia civil à Sebta, Andrés López García, a été «puni» pour sa responsabilité dans cette tragédie humaine. Il a été muté à Séville pour avoir « occulté » le fait d’avoir utilisé des balles contre les immigrés qui tentaient ce jour-là d’entrer à la nage au préside occupé. 15 parmi eux avaient trouvé la mort par noyade. Les autres Subsahariens qui survécurent à ce drame, avaient accusé directement la Guardia civil espagnole d’avoir tiré sur eux, causant ainsi la panique et, partant la tragédie.
 

Mourad Tabet
Lundi 8 Décembre 2014

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