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L'écrivain britannique Julian Barnes reçoit le prestigieux Booker Prize




L'écrivain britannique Julian Barnes s'est vu décerner mardi soir à Londres le Booker Prize, l'un des prix littéraires les plus prestigieux au monde, pour lequel il avait déjà été finaliste à trois reprises, a annoncé mardi soir la Fondation du Booker Prize.
Cinq autres auteurs - trois Britanniques et deux Canadiens - étaient en lice pour ce prix doté de 50.000 livres (80.700 dollars, 56.700 euros), qui récompense un auteur de fiction de langue anglaise du Commonwealth et de la République d'Irlande.
Julian Barnes, qui faisait figure de favori cette année, a été récompensé pour son roman "The Sense of an Ending", l'histoire d'un homme à la retraite replongé dans ses années lycée après avoir reçu la lettre d'un avocat. Un roman sombre qui reprend quelques-uns de ses thèmes favoris comme la vérité et le passé.
La quatrième fois a finalement été la bonne pour celui qui avait qualifié le Booker Prize de "loterie de snobs" et avait fait trois fois partie des finalistes, avec "Arthur et George" (2005), "England, England" (1998) et "Le Perroquet de Flaubert" (1984).
"Je suis aussi soulagé qu'enchanté", a déclaré l'écrivain après l'annonce de son succès, remerciant le jury "pour sa sagesse et les parraineurs pour leur chèque".
Généralement bien accueilli par les lecteurs et salué par la critique, cet auteur prolifique de 65 ans qui a été traduit en plus de 30 langues est le seul à avoir remporté en France à la fois le Prix Médicis, pour "Le perroquet de Flaubert" (1986), et le Prix Femina étranger, pour "Love, etc." (1992).
Ce dernier roman avait été adapté à l'écran par la réalisatrice française Marion Vernoux et interprété notamment par Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal.
Julian Barnes a aussi reçu, pour l'ensemble de son œuvre, le David Cohen Prize en 2011, un prix bisannuel attribué à un auteur de langue anglaise.
L'écrivain prête sa plume à de multiples genres, le roman, les nouvelles, la critique littéraire notamment pour la revue The New Yorker, ainsi que la chronique, avec "Lettres de Londres" (1995), recueil caustique sur les années Thatcher et Major.
Il a aussi signé plusieurs romans policiers sous le pseudonyme de Dan Kavanagh, du nom de famille de sa femme Pat morte en 2008 et à qui "The Sense of an Ending" est dédié.
Passionné par la France, Julian Barnes, qui vit à Londres, a notamment traduit "La Doulou", texte de l'écrivain Alphonse Daudet, et a été fait commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2004 à Paris.
Les autres finalistes de l'édition 2011 du Booker Prize étaient les Britanniques Stephen Kelman pour "Le Pigeon anglais", A.D. Miller pour "Snowdrops", et Carol Birch pour "Jamrach's Menagerie", ainsi que les Canadiens Patrick deWitt pour "The Sisters Brothers" et Esi Edugyan, auteur de "Half Blood Blues".
 

AFP
Jeudi 20 Octobre 2011

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