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L’économie toujours en berne selon le HCP




L’économie toujours en berne selon le HCP
Le Haut commissariat au plan vient de  publier sa note de conjoncture sur la situation des principaux indicateurs économiques observés au cours du quatrième trimestre 2012, estimés pour le premier trimestre 2013, et donne les prévisions pour le deuxième trimestre 2013.
Selon ce document, la croissance économique aurait été de 4,8%, au premier trimestre 2013, au lieu de 2,7% une année auparavant. Cette amélioration est liée, notamment, à un redressement de 16,4% de la valeur ajoutée agricole. Les activités hors agriculture sont, quant à elles, en ralentissement, et auraient affiché un taux de 3,3%, contre 4,4% une année plus tôt. Au deuxième trimestre 2013, les perspectives d’une bonne campagne agricole et la légère amélioration attendue des activités non-agricoles devraient porter l’évolution du PIB global aux environs de 5,8%.  
Si les activités agricoles semblent prendre un revirement positif en 2013, la pluviométrie y est pour beaucoup. Celle-ci a été abondante et bien répartie durant l’hiver et le printemps 2013. Dans cet environnement  favorable, la situation de la plupart des cultures s’est améliorée. Pour leur part, les activités d’élevage profiteraient de l’effet conjugué de l’amélioration des fourrages et d’un apaisement relatif des prix des aliments de bétail. Dans l’ensemble, la valeur ajoutée agricole pourrait progresser, au premier trimestre 2013, de 16,4%, en variation annuelle.
La pêche, quant à elle, aurait  continué, au premier trimestre 2013, sa tendance favorable entamée au deuxième trimestre 2012. En variation annuelle, la valeur ajoutée du secteur aurait augmenté de 30,9%, après avoir progressé de 24,3% un trimestre auparavant.
S’agissant des activités minières et énergétiques, elles auraient été en baisse. La valeur ajoutée minière aurait affiché, au premier trimestre 2013, une baisse de 3,1%, en glissement trimestriel, après -0,9% un trimestre auparavant.
Pour sa part, la valeur ajoutée énergétique se serait contractée elle aussi de 3,8% au premier trimestre 2013, en variation trimestrielle.
L’activité industrielle et le BTP ne font pas exception. Après une croissance timide de 0,5% réalisée au quatrième trimestre 2012, les industries de transformation auraient quelque peu repris, au premier trimestre 2013, mais tout en se maintenant dans leur tendance de moyen terme. En revanche, les autres industries (articles et matériaux de construction) auraient régressé réalisant une contre-performance de -3,6%, en glissement annuel.
La valeur ajoutée du bâtiment et des travaux publics aurait connu, par contre, une contraction de 6,5% au premier trimestre 2013, après -5,7% un trimestre auparavant. La consommation de ciment aurait, ainsi, fléchi de 20,8% et le flux net des crédits immobiliers, accordés aussi bien aux particuliers qu’aux promoteurs immobiliers, aurait poursuivi sa tendance baissière, après s’être infléchi de 38%, un trimestre auparavant. Cette conjoncture difficile devrait perdurer au deuxième trimestre 2013, où un repli de 4,2% serait enregistré au niveau de la valeur ajoutée du BTP.  
La demande intérieure n’échappe pas à la tendance baissière. Effectivement, la consommation des ménages est restée peu soutenue au premier trimestre 2013, sous l’effet d’une hausse de 2,4% des prix à la consommation et d’un repli des transferts des  MRE (-3,8%, à fin mars).
L’investissement marque également un recul de 0,2%, au premier trimestre 2013, contre +6,1%, une année auparavant. Le repli de l’investissement dans le bâtiment s’est poursuivi dans le sillage de la baisse des mises en chantiers, observée en 2012. Au deuxième trimestre 2013, une croissance de 0,8% de l’investissement est prévue, sous-tendue par une légère reprise des investissements en produits industriels, alors que le contexte resterait peu propice à l’investissement en BTP.
Quant au commerce extérieur, il n’a pas profité du redressement du commerce mondial, les exportations de biens en valeur  ayant baissé de 3,8% au premier trimestre 2013 à cause de la faible demande en provenance de la zone euro.
Les importations suivent elles aussi et enregistrent un repli estimé à 14,4%, en glissement trimestriel, après une hausse de 10,5% un trimestre plus tôt. Ce revirement de tendance a résulté du repli des achats extérieurs aussi bien des produits énergétiques (-18,5%), surtout du pétrole brut, que des produits hors énergie (-12,7%).
Les prix à la consommation sont toujours élevés avec toutefois un rythme en léger ralentissement attribué principalement  aux prix des produits alimentaires (+0,4%, au lieu de +1,1% au trimestre précédent), en particulier ceux des légumes frais, qui ont nettement diminué au cours de ce trimestre. Les prix des produits non alimentaires ont, quant à eux, progressé de 0,5%, et devraient ralentir à 0,4% au cours du deuxième trimestre. Cette situation devrait changer puisqu’une légère accélération des prix des produits alimentaires est anticipée au deuxième trimestre (+1,7%), situant la croissance trimestrielle des prix à la consommation à 1%.
Qu’en est-il des finances publiques ? Elles ne vont pas mieux qu’en 2012, la situation des comptes budgétaires est lourdement déficitaire, dans un contexte marqué par la morosité de l’environnement international et le ralentissement des activités hors agriculture. Le déficit budgétaire s’est ainsi alourdi pour s’établir à -22,9 milliards de DH sur les trois premiers mois de l’année 2013. Suite à ces difficultés, la dette intérieure s’est accrue de 6,1% en l’espace de trois mois seulement.
De même, le déficit de liquidité du marché monétaire, devenu structurel depuis plus de quatre années, s’est creusé au début de 2013, après un léger desserrement d’étau au quatrième trimestre 2012, à la suite de l’encaissement par le Trésor de l’emprunt sur les marchés internationaux. Toutefois, BAM a multiplié ses interventions pour satisfaire les besoins des banques, et donc régulariser, quoique temporairement, le marché.

Pour ce qui est de la masse monétaire, elle a évolué largement en dessous de son niveau potentiel au début 2013. Elle aurait baissé de 1,9% au premier trimestre 2013 et progresserait de 0,6% au deuxième trimestre, en glissements trimestriels. Les crédits bancaires ont faiblement augmenté, malmenés par le ralentissement des crédits de trésorerie, de consommation et d’immobilier.
Enfin, idem pour le marché boursier. Il s’est maintenu sur son cycle baissier au début de l’année 2013. La majorité des actions cotées en Bourse ont évolué en baisse, sous l’effet des incertitudes liées à la conjoncture économique internationale et au manque de confiance de la part des investisseurs.

N.F
Mercredi 24 Avril 2013

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