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L’économie de rente au département Rebbah : Le Centre d’homologation et d’essais défraie la chronique




L’affaire est louche. Elle réunit tous les ingrédients du scandale, voire ceux d’une véritable bombe qui pourrait secouer le ministère de l’Equipement et  du Transport.
A s’en référer au décret portant organigramme de ce département et notamment son article 10 fixant les attributions de la Direction des transports routiers  et de la sécurité routière (DTRSR), cette  dernière est chargée, entre autres, de l'instruction des dossiers afférents aux autorisations (agréments) des centres de contrôle technique, de la location de voitures sans chauffeur, des auto-écoles… Pour s’acquitter de ces tâches, cette direction et à l’instar des Services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), est dotée d’un budget annuel  de près de 1400 millions de DH  alimenté par des redevances perçues sur tous les dossiers des permis de conduire et des cartes grises.
Autre anomalie : le Centre national d'essais et d'homologation sis à Casablanca fait partie des 21 services de la DTRSR mais dispose depuis deux ans d’un budget SEGMA autonome annuel de 50 millions de DH, ce qui est absurde. Mais il y a plus grave, le chef de ce Centre dont la mission principale est l’homologation des véhicules automobiles et de leurs accessoires se permet de signer en qualité de directeur, lui qui n’en a pas la qualité, des documents administratifs officiels qui sont de la propre compétence du directeur du transport routier voire même du ministre en personne.
Pour mémoire, il avait lancé un appel d'offres international pour la création de deux réseaux de visites techniques : SGS et Dekra,  deux sociétés étrangères qui devaient  investir 5 à 6 milliards de DH sur une période de deux ans. Ce qu’elles ne firent point. Mais au lieu que la partie marocaine s’en émeuve, elle s’est permise de pousser des investisseurs nationaux déjà agréés dans les bras de ces deux sociétés. Ce qui a fait dire à certains que le ministère de l’Equipement et du Transport avait réussi une grande première mondiale : privatiser le secteur privé.  
Comme un malheur n’arrive jamais seul, la Direction des transports routiers  et de la sécurité routière a plié devant la pression des nationaux en autorisant le réseau SALAMA à exercer sans avoir lancé le moindre appel d’offres national ou international. Pis, un simple employé a été imposé par le chef dudit Centre pour détenir près de 25% des cautions afin de le favoriser par rapport aux deux sociétés étrangères.
Autre épisode de ce feuilleton digne de tenir la dragée haute  au scandale de la Comanav : une autre société a été créée sous la dénomination E.control solutions dont l’objectif est d’imposer un monopole en matière de vente des équipements de contrôle technique au Maroc. Notamment en ce qui concerne l’appareil dit "Valise de contrôle du numéro de châssis" acheté 8000 DH et revendu aux quelque 200 opérateurs de la place à 450.000 DH pièce. Ce qui constitue une autre illustration de l’économie de rente qui sévit au sein du département de Abdelaziz Rabbah. Il en existe bien d’autres.

L.M
Lundi 25 Juin 2012

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