Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L’avocat d’El Haked compte interjeter appel




L’avocat d’El Haked compte interjeter appel
Le dernier épisode du feuilleton judiciaire de Mouad, alias "L7a9ed", le jeune artiste rappeur et fervent défenseur du Mouvement 20 février, a eu lieu mardi 10 janvier à Casablanca. Il a été condamné à la prison ferme. La durée de son emprisonnement a été commuée au nombre de jours de sa détention provisoire au titre de l’actuel procès. Son avocat va interjeter appel
Accusé d’agression contre une personne connue pour son appartenance à un groupe de «Jeunes royalistes», Mouad, ses amis, ses camarades et ses fans invoquent une affaire montée de toutes pièces.
L’audience qui a démarré vers 19 heures a été des plus longues de toutes les séances entamées depuis des mois déjà. Une longue nuit qui s’est achevée vers six heures du matin du 11 janvier. L’audition des témoins a été des plus spectaculaires. Le président de la Cour ne voulait pas qu’on parle du «Mouvement 20 février», ni des «Jeunes royalistes». Les avocats de "L7a9ed", notamment Me Naima Ghellaf, ont persisté et eu gain de cause vers la fin.
Emprisonné suite à une rixe, que sa défense qualifie de «mascarade montée de toutes pièces par des parties connues», Mouad est, selon ses amis, «un pacifiste connu et reconnu et n'a jamais cherché à nuire à autrui». Le chef d’accusation qui incrimine ce jeune chanteur de rap est une fallacieuse «agression» contre un individu connu pour être «un indicateur et baltagi (clochard perturbateur anti 20F)... Ce dernier, censé  être dans le coma pendant une période de 45 jours, était pourtant vu en pleine santé !
Les faits ? De la pure mascarade, explique un ami de Mouad. Hammouda Dali, dit Taliani, s’était rendu en voiture au quartier Oukacha, l’un des quartiers les plus actifs du Mouvement du 20 février, et où habite le jeune Mouad, en guise de provocation. Il a invité, selon plusieurs témoins, le chanteur à les rejoindre moyennant une rétribution. Mais après avoir échoué dans sa tentative d’amadouer le jeune Mouad, Il l’a traité de «traitre». Les deux jeunes allaient en venir aux mains, si ce n’était notre présence. Eloigné par un groupe de jeunes, Dali allait «tomber dans le coma» à une trentaine de mètres. Le comble est que l’ambulance est arrivée cinq minutes après cette mise en scène. La version de Taliani qui empêchait de passer, avec un rare courage, les manifestants du 20 février, est tout à fait différente. «Mouad et un autre ami, dit-il, m’ont cogné violemment, jusqu’à ce que je tombe dans le coma». La question à se poser : pourquoi a-t-on libéré l’ami de Mouad?

Mustapha Elouizi
Vendredi 13 Janvier 2012

Lu 712 fois


1.Posté par divorce le 22/01/2012 21:40
Difficile de savoir qui est le coupable Mouad, son ami ou les deux?


Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs