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L’art au service de l’aménagement urbain et du renouveau civique




L’art au service de l’aménagement urbain et du renouveau civique
Pour Kip Bergstrom, du département du développement économique et social du Connecticut, le «placemaking», une approche d’aménagement urbain dans laquelle l’art est employé pour redynamiser l’économie et le caractère particulier d’un quartier, est à la fois une stratégie puissante, moteur du renouveau civique, mais aussi une ouverture vers quelque chose de plus profond.
« Depuis les premières peintures dans des grottes, il y a 40 000 ans, on se sert de l’art pour transformer les espaces qui semblent sombres et effrayants en lieux sûrs et vivants, affirmeM. Bergstrom. D’impressions primitives de mains en bleu et rouge aux fresques visibles seulement lorsqu’il pleut, récemment dévoilées à Hartford, dans le Connecticut, le processus de création qui est à la base du «placemaking» (appropriation des lieux publics par la communauté) est une chaîne ininterrompue. Ce qui nous définit et qui définit les lieux où nous vivons et travaillons, c’est notre art».
Des collectivités aux quatre coins des Etats-Unis ont prouvé à maintes reprises que l’art va bien au-delà d’une chose belle à écouter, à regarder ou à admirer en passant. «Depuis longtemps, les villes ont compris qu’il était possible de tirer parti des ressources culturelles et artistiques pour donner un caractère particulier à un quartier», indique Kerry Adams Hapner, directeur des affaires culturelles de San Jose. Dans cette ville de Californie, de nombreuses initiatives ont été lancées pour réunir l’art et le monde des affaires. L’organisation ZERO1, par exemple, rapproche la technologie issue de la Silicon Valley des artistes et en fait venir certains dans des entreprises technologiques afin qu’ils y encouragent l’innovation.
Une autre organisation, ArtPlace, réunit des fondations et des banques pour soutenir des projets d’art communautaires.
San Jose a remporté plusieurs subventions d’ArtPlace pour divers projets, comme dans le quartier SoFA, où un parc abandonné a été transformé en «un salon urbain des arts, ouvert aux organisations artistiques voisines pour qu’elles présentent leurs œuvres», raconte Adams Hapner. «SoFA est notre principal quartier culturel, et nous sommes très contents qu’on nous donne la possibilité de continuer à le transformer».
Que ce soit au niveau local, des Etats ou national, les efforts pour conjuguer l’art au développement économique sont fructueux, affirme M. Bergstrom. Il cite l’exemple d’un projet de mosaïque qui ciblait la restauration de la rivière Naugatuck, à Waterbury, dans le Connecticut. «C’était devenu un égout industriel qui traversait la ville à l’époque où on y produisait du laiton. Les eaux étaient pleines de contaminants, mais le tout a été nettoyé. La rivière est une métaphore de la renaissance de Waterbury elle-même».
Plus de 1.200 personnes ont collaboré à la création d’une peinture murale de près de 100 mètres carrés érigée dans le centre-ville, qui représente une truite brune avec un trait de laiton la traversant.
Une autre initiative – Project Storefront – à New Havendans, le Connecticut invite des artistes locaux à occuper es vitrines vides de certains magasins devenus vacants, ce qui présente des avantages économiques immédiats. «Chaque artiste attire l’attention sur le magasin où il ou elle travaille, et cela contribue à lui trouver un locataire», explique M. Bergstrom.
De l’art pour tous
Selon une récente étude du Centre national pour la recherche sur les arts de la Southern Methodist University à Dallas, les programmes d’art financés par le gouvernement apportent des avantages à tous les habitants, quelle que soit leur situation socioéconomique.
«Nous savons que lorsque les arts sont intégrés de façon judicieuse dans les lieux publics, ils contribuent à créer des espaces plus vivants, beaux et durables », explique Jason Schupbach, directeur des programmes de design à l’U.S. National Endowment for the Arts (NEA).
Cette fondation nationale subventionne l’éducation artistique, les partenariats avec des organisations artistiques locales, des musées, des théâtres, des centres de musique et des programmes qui contribuent à la promotion de l’art aux Etats-Unis. Sa collaboration avec d’autres agences fédérales, des organisations caritatives et des institutions basées dans les Etats lui permet d’exercer une plus grande influence sur l’avenir de l’art dans le pays.  

Par Michael Gallant |
Mercredi 3 Septembre 2014

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