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L’armée irakienne reprend Ramadi à l’EI

Les militaires face aux bombes laissées par les jihadistes




L’armée irakienne reprend Ramadi à l’EI
Les forces irakiennes tentaient lundi de désamorcer les bombes laissées dans les rues dévastées de Ramadi, un jour après avoir reconquis cette grande ville à l'ouest de Bagdad dans une victoire majeure face au groupe jihadiste Etat islamique (EI).  Même si des jihadistes pourraient être encore présents dans certains quartiers, les forces irakiennes affirment ne rencontrer aucune résistance depuis que les combattants de l'EI ont abandonné dimanche un complexe gouvernemental stratégique au coeur de la cité.
 "Les forces de sécurité contrôlent maintenant toutes les rues. Il n'y a pas de résistance de Daech (acronyme en arabe de l'EI)", a déclaré un responsable de la sécurité pour la province d'Al-Anbar, la plus vaste d'Irak, dont Ramadi est la capitale.
 Des Irakiens sont descendus dans les rues de plusieurs villes du pays pour célébrer ce qui est considéré comme la plus grande victoire des forces armées fédérales depuis que l'EI a conquis de vastes pans du territoire irakien en 2014.
 Les forces armées avançaient prudemment vers le siège du gouvernement en raison des pièges explosifs laissés par les jihadistes.
 Les équipes de déminage font face à une tâche titanesque pour désamorcer les milliers de bombes laissées par les combattants de l'EI dans cette grande ville sur les bords du fleuve Euphrate.
 "Il y a au moins 300 bombes et engins explosifs dans le complexe gouvernemental et sur les routes qui y mènent", a expliqué un officier de la 8e division de l'armée irakienne, Majid al-Fatlawi.
 "Ils ont tout utilisé pour ces engins, des bouteilles d'oxygènes, des jerrycans remplis de C-4 (un explosif) et de chlore", a-t-il ajouté.
 Quasiment tous les civils ont quitté le centre de Ramadi dévasté par les combats. Certains ont pu être évacués mais d'autres ont été utilisés comme boucliers humains par les jihadistes pour couvrir leur fuite vers l'est de la ville, selon plusieurs témoignages.
Il y a une semaine, les responsables irakiens estimaient que l'EI disposait encore de 400 combattants à Ramadi. Il était impossible lundi de déterminer combien ont été tués dans les combats et combien ont pu fuir.  Du côté des forces irakiennes, les autorités n'ont pas divulgué de bilan des pertes mais des médecins ont indiqué à l'AFP qu'une centaine de soldats blessés ont été hospitalisés à Bagdad pour la seule journée de dimanche.
La coalition internationale contre l'EI menée par les Etats-Unis et à laquelle participent notamment la France et la Grande-Bretagne, a félicité les forces irakiennes pour leur victoire à Ramadi. Elle a appuyé leur avancée par des raids aériens -- 600 depuis juillet dans cette zone-- mais également en leur fournissant armes et entraînements.
 Le président du Parlement irakien, Salim al-Joubouri, a félicité les forces fédérales pour "cette magnifique victoire contre Daech".
 "Elle représente une rampe de lancement pour la libération de (la province) de Ninive", a-t-il affirmé.
 Mossoul, deuxième ville du nord irakien, est le chef-lieu de la province de Ninive. C'est depuis cette cité que le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait proclamé son "califat" s'étendant sur une partie de l'Irak et de la Syrie, il y a un an et demi.
 Depuis, l'EI a toutefois perdu un certain nombre de places fortes. Il y a une semaine, le ministre irakien de la Défense Khaled al-Obeidi avait affirmé que les forces irakiennes ont reconquis plus de la moitié du territoire perdu face à l'EI en 2014.
 Les forces irakiennes parfois aidées des paramilitaires chiites ou des combattants kurdes ont notamment repris Tikrit, Baiji, au nord de Bagdad et Sinjar, dans le nord-est du pays.
 A Ramadi, les puissantes milices chiites --accusées par des défenseurs des droits de l'Homme de commettre des exactions-- sont restées en marge des combats et "la victoire revient à l'armée irakienne", selon l'analyste politique Ihsan al-Shammari.
 Il faudra toutefois beaucoup de temps pour que la vie normale reprenne dans la cité. Des habitants ont à peine commencé à revenir dans les quartiers périphériques, reconquis par l'armée il y a plusieurs jours, pour évaluer les dégâts, selon un photographe de l'AFP.
 D'après l'Organisation internationale des migrations, les habitants de la province d'Al-Anbar représentent un tiers des 3,2 millions d'Irakiens forcés de quitter leur foyer en raison des combats depuis 2014.

Mardi 29 Décembre 2015

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