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L'armée française a tué ou capturé une vingtaine de jihadistes au Mali

Bamako prolonge de six mois l'état d'urgence




La force française Barkhane a tué ou capturé une vingtaine de jihadistes ce week-end, au sud-ouest de Gao (Mali), dans cette zone où un soldat français avait été tué le 5 avril près de la frontière avec le Burkina Faso, a annoncé dimanche l'état-major dans un communiqué.
"Depuis samedi 29 avril, la force Barkhane est engagée dans une opération qui a permis de neutraliser près d'une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao", a-t-il indiqué.
Ils ont été tués ou capturés, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Patrik Steiger, sans plus de précisions.
Des avions de chasse Mirage 2000 ont d'abord effectué des frappes sur des dépôts logistiques repérés lors d'une récente opération dans la forêt, considérée comme refuge de groupes terroristes armés.
C'est lors de cette opération que le caporal-chef du 6è régiment du génie d'Angers, Julien Barbé, avait été tué, victime de tirs directs.
Deux hélicoptères d'attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre de poser des commandos montagne par hélicoptère Caïman.
"Au lever du jour, vers 05h30, les commandos montagne rejoints par des commandos parachutistes et des équipes opérationnelles de déminage ont procédé à la fouille de la zone d'opération", a ajouté l'état-major.
"De l'armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d'engins explosifs ont été découverts en quantités importantes" et détuits, a-t-il poursuivi.
La force Barkhane mobilise 4.000 soldats français sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie).
Elle a pour mission "d'appuyer les forces armées des pays partenaires" dans leur lutte contreterroriste et de "favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises", souligne le communiqué.
Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.
Le caporal-chef Barbé avait été tué lors d'une opération conjointe avec les forces maliennes et burkinabées. Lors de cette opération, menée du 27 mars au 10 avril, deux jihadistes ont été tués, huit capturés et "plusieurs dizaines de suspects" remis aux autoritées burkinabés, selon l'état-major français.
A rappeler que l'Assemblée nationale du Mali a annoncé samedi avoir voté pour prolonger l'état d'urgence de six mois afin de contrer la recrudescence des attaques de groupes islamistes du nord du pays.
Le président de la commission des lois de l'Assemblée, Zoumana N'dji Doumbia, a annoncé que les parlementaires avaient voté vendredi pour octroyer aux forces de l'ordre des prérogatives accrues en matière d'arrestation et de détention.
L'état d'urgence est entré en vigueur pour la première fois en novembre 2015, dans le sillage de l'attaque djihadiste contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako.
Il avait expiré fin mars, puis a été prorogé d'au moins dix jours.
Quatre ans après l'intervention militaire française lancée contre des groupes armés qui menaçaient la capitale Bamako, la situation sécuritaire reste précaire.
Quelque 11.000 Casques bleus et soldats français restent déployés dans le pays, mais les attaques se poursuivent. Au moins 77 personnes ont été tuées en janvier dans l'attentat suicide commis contre un camp militaire de Gao, dans le Nord du Mali.

Mardi 2 Mai 2017

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