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L'armée délivre plus de 300 femmes et enfants captifs de Boko Haram




Plus de 300 femmes et enfants retenus en captivité par le groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria ont été délivrés par l'armée, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.
"L'unité (de l'armée) a secouru 338 personnes retenues en captivité par les terroristes", dont 192 enfants et 138 femmes, lors d'opérations menées mardi, a déclaré l'armée.
Ces opérations visaient "des camps présumés des terroristes de Boko Haram dans les villages de Bulajilin et Manawashe" dans la région de la forêt de Sambisa, un fief des rebelles islamistes.
 L'armée a également revendiqué avoir tué 30 insurgés présumés de Boko Haram et récupéré des armes et des munitions.
L'armée de l'air a déclaré mardi avoir lancé des frappes sur les entrepôts de véhicules et de carburant du groupe islamiste "dans un effort renouvelé pour dégrader davantage" ses ressources.
Selon le chef de l'armée de l'air Sadique Abubakar, ces frappes "ouvrent la voie à l'assaut final" par les troupes au sol.
 L'armée fait régulièrement état de succès dans sa lutte contre l'insurrection - destructions de camps, libérations d'otages - mais les raids meurtriers et attentats-suicide perpétrés par Boko Haram se succèdent à un rythme quasi-quotidien.
 Le président Muhammadu Buhari a juré d'en finir avec les insurgés d'ici décembre. Il a obtenu des succès militaires, avec l'aide de l'armée tchadienne notamment, mais Boko Haram apparaît loin d'être vaincu.
 Les insurgés islamistes ont intensifié leurs attaques contre des cibles civiles au cours des derniers mois et, selon Amnesty International, ont enlevé au moins 2.000 femmes et filles au Nigeria depuis janvier 2014.
Boko Haram, dont l'insurrection a fait au moins 17.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés depuis 2009, est tenu pour responsable de la mort de plus de 1.300 personnes depuis la prise de fonctions du président Buhari le 29 mai, selon un décompte établi par l'AFP.
Par ailleurs, cinq militants présumés du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont été arrêtés dimanche par la police secrète qui les soupçonnait de préparer un attentat à Lagos.
"Une soixantaine de suspects ont été appréhendés le mois dernier dans différents endroits de Lagos par les services secrets (Department of State Services - DSS) d'après des renseignements indiquant qu'ils préparaient une attaque contre le Dolphin Estate à Ikoyi", selon une source.
Le Dolphin Estate est un complexe immobilier de luxe habité par de riches Nigérians et des expatriés travaillant dans l'industrie pétrolière, dans le quartier chic d'Ikoyi.
Une quinzaine de suspects ont été relâchés après les premières investigations, mais 45 autres ont été présentés à un juge vendredi, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.

Jeudi 29 Octobre 2015

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