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L'arachnophobie est-elle innée ?




Selon des scientifiques américains, la peur des araignées et des serpents serait non seulement innée chez certains animaux, mais aussi chez les êtres humains.
Selon les chercheurs de l'université de Californie à l'origine de l'étude, l'arachnophobie serait le fruit de la sélection naturelle. Les individus craignant le plus les animaux dangereux pour leur espèce seraient en effet plus susceptibles de survivre dans un environnement hostile, finissant par être les plus nombreux, jusqu'à ce que tous leurs descendants soient dotés de leur phobie.
Des scientifiques ont démontré que chez les criquets, quand une femelle gestante expérimente la peur des araignées, les jeunes issus de cette gestation sont beaucoup plus susceptibles d'être effrayés par les arachnides. Pour cela, les chercheurs ont introduit dans un terrarium des femelles criquets gestantes, en présence d'araignées de la famille des Lycosidae. Ils avaient pris soin de recouvrir les crochets des araignées avec de la cire avant de procéder à l'expérience, pour empêcher les criquets de se faire dévorer. Ainsi, les insectes ont pu expérimenter la peur des araignées et en sortir indemnes. Après que les œufs ont éclos, les criquets ont été introduits, comme leur mère, dans un terrarium occupé par une araignée. Cette fois, pas de cire.  Les chercheurs ont remarqué que les criquets dont la mère avait déjà eu à faire au prédateur étaient plus effrayés que les autres, cherchant beaucoup plus activement un abri pour se cacher. De même, ils montraient plus de signes de peur que leurs congénères lorsqu'ils rencontraient des toiles ou des excréments d'araignée. Ainsi, leurs chances de survie étaient supérieures à celles des autres criquets qui, eux, étaient beaucoup plus nombreux à se faire manger.
Des chercheurs de l'université de Californie ont démontré le même processus chez l'Homme. Lors de leur expérience, adultes ou enfants ont montré qu'ils étaient capables de repérer en un laps de temps très court une araignée ou un serpent parmi des objets ordinaires. En revanche, lorsqu'on leur demandait de repérer des fleurs ou des grenouilles, cela prenait plus de temps.
Cette phobie serait donc transmise de la mère au jeune afin de le protéger. Cependant, les scientifiques ne savent pas par quels mécanismes se produit ce phénomène.

Maxisciences
Lundi 1 Mars 2010

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