Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L'antimatière capturée pour la première fois




Des scientifiques du Cern seraient parvenus à produire et à emprisonner des atomes d'antimatière pour la première fois.
L'expérience ALPHA menée par les chercheurs de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) pourrait permettre une avancée considérable dans la compréhension de l'Univers. Une des énigmes qui restait posée était "qu'est-ce qui différencie la matière de l'antimatière ?".
Pour ainsi dire, matière et antimatière sont identiques. A cela près qu'elles ont une charge opposée. Elles s'annihilent donc l'une l'autre au simple contact. Logiquement, au moment du Big Bang, la même quantité de matière et d'antimatière a dû être produite. Mais notre monde n'est constitué que de matière. Où est passée l'antimatière ? Découvrir la différence entre l'une et l'autre pourrait élucider une partie de ce mystère.  
L'équipe de scientifiques du Cern annonce donc dans la revue Nature être parvenue à produire et à capturer des atomes d'antihydrogène. Grâce à cela, il devrait être possible de réaliser des mesures qui permettront de comparer l'hydrogène à l'antihydrogène. La méthode reste simple : prendre un atome d'hydrogène (un proton et un électron) et comparer le comportement d'un atome d'antihydrogène (antiproton et positon). Il se trouve que le Cern est le seul laboratoire au monde où de telles études peuvent être menées grâce à son installation pour antiprotons de basse énergie. "Pour des raisons que l’on ignore encore, la nature a exclu l’antimatière. Il est donc très gratifiant et assez impressionnant de savoir que le dispositif d’ALPHA contient des atomes, neutres et stables, d’antimatière", explique Jeffrey Hangst, de l’Université d’Aarhus (Danemark), et porte-parole de la collaboration ALPHA. "Cela nous incite à poursuivre nos efforts pour découvrir les secrets de l’antimatière".  
Depuis 1995, date de la production des neuf premiers atomes d'antihydrogène, le laboratoire du Cern poursuit ses études. Comme matière et antimatière s'annihilent, les atomes d'antihydrogène ont une espérance de vie très brève. Seuls des champs magnétiques très intenses peuvent les maintenir quelque temps et les capturer de façon à les empêcher d'entrer en contact avec de la matière. Le "quelque temps" nécessaire est d'un dixième de seconde (assez pour fournir de l'énergie à une ampoule de 100 watts pendant une demie nanoseconde). Un temps suffisamment long pour les étudier !  Pour le moment, 38 antiatomes ont été étudiés sur des milliers produits. L'antimatière ne devrait donc plus garder très longtemps ses secrets.    

Maxisciences
Lundi 22 Novembre 2010

Lu 294 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs