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«L’amour est ma religion», une évocation poétique et musicale au cœur de l’Andalousie

Coup d’envoi du Festival des musiques sacrées




«L’amour est ma religion», une évocation poétique et musicale au cœur de l’Andalousie
La  19ème édition du Festival de Fès des musiques sacrées a démarré vendredi soir à la place Bab Al Makina avec une création inédite : « L’amour est ma religion ».
Il s’agit d’une évocation poétique, chorégraphique et musicale de l’Andalousie mise en scène par Andres Marin, connu pour ses productions centrées sur la tradition flamenca et plus particulièrement sur les chants classiques, avec Abdallah Ouazzani (coordination musicale et textes) et Abdeslam Khaloufi (composition musicale).
Ce soir, le public a applaudi une création originale bercée par les voix des artistes de bonne renommée : Carmen Linares et Macanita (Espagne), Cherifa, Françoise Atla et Bahaa Ronda (Maroc).
Il est à signaler qu’à ces magnifiques voix se sont jointes celles de groupes d’exception. En effet, ce soir-là, les spectateurs ont aussi applaudi l’excellente contribution de la formation El Quds (Palestine) et l’ensemble andalou Amin Doubi avec notamment Haj Mohamed Bajeddoub, Abderrahim Souiri, Abdelfattah Bennis, Saad Temssamani et Ahmed Marbouh.
En tout, plus d’une cinquantaine d’artistes ont investi pendant plus d’une heure la place Bab Al Makina, le temps d’une soirée riche d’enseignements. Au bonheur du public qui a pu ainsi vivre des moments inoubliables dans une ambiance sereine et un cadre convivial. Avec des artistes de divers horizons, issus notamment du monde arabo-andalou,  soufi, amazigh et du flamenco espagnol.
Il faut dire que cette première soirée proposait un spectacle des plus magnifiques au cœur de l’Andalousie évoquant l’apogée d’une civilisation dont le ferment culturel  fut la quête d’un  amour mystique. Et ce, « à travers la parole et la poésie des grands philosophes et mystiques appartenant aux trois religions monothéistes d’Ibn Tofayl, philosophe et mystique soufi, à  Maymoun Maimonides, penseur et mystique juif,  de Raymond Lulle, apologiste chrétien et romancier majorquin, à Ibn ‘Arabi », précise-t-on.
Considéré comme l’un des artistes les plus significatifs du flamenco actuel, Andres Marin se distingue à travers un style extrêmement personnel et une esthétique d’une contemporanéité absolue.
Fils d’artistes flamenco, cet excellent artiste propose une danse considérée comme l’une des plus novatrices du flamenco. Natif de Séville en 1969, il a  appris la danse très tôt auprès de son père. Avant de voler de ses propres ailes et de se forger une stature internationale.
Contrairement aux autres danseurs professionnels, Andres Marin n’a jamais évolué au sein d’une compagnie. Ce qui ne l’a empêché pas de faire ses débuts en tant que professionnel dès 1992 et, plus tard, de travailler « comme soliste et chorégraphe dans divers spectacles et événements jusqu’en 2002, année où il a créé sa propre compagnie ».

Alain Bouithy
Lundi 10 Juin 2013

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