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L’amazighité se fraie une voie




Une Constitution ne vaut que par son application. Voilà que Benkirane donne raison aux Grecs anciens. Constitutionnalisée comme une langue officielle en 2011, la langue amazighe n’a toujours pas vu ses termes d’application en fin 2015. Le chef du gouvernement a choisi le plus court chemin : soumettre ce dossier au chef d’Etat ! Une manière qui dénote d’un esprit démagogique fort désengagé. Les ONG nationales, notamment AZETTA, n’ont cessé de dénoncer cette lenteur, plutôt cette torpeur.
Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels relevant de l’ONU n’a pas manqué, à cet effet, de rappeler au gouvernement que la langue amazighe n'est pas enseignée à tous les niveaux de l’éducation et qu’il faut augmenter sa présence à la télévision et régler définitivement la question des prénoms amazighs. Bref, ce qui manque est bel et bien une volonté politique claire. Normal, ennemis de la diversité, les islamistes aux commandes sacrifient les termes de la Constitution.

Vendredi 1 Janvier 2016

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