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L’alerte maximale aurait été décrétée depuis le début du Ramadan : Plusieurs militaires algériens tués dans des attentats




Deux militaires algériens et un civil ont été tués dans la nuit de jeudi dans l'explosion d'une bombe de fabrication artisanale dans la localité de Sekaka, Wilaya de Tissemsit (280 km à l'ouest d'Alger), rapporte samedi le journal « Echourouk ». La bombe enfouie dans la chaussée a explosé au passage d'un véhicule privé qui transportait les deux militaires vers une caserne dans la localité de Sekaka près de Bourj El Emir Abdelkader, tuant les deux soldats et le chauffeur du véhicule. La même source rapporte qu'une opération de ratissage de grande envergure a été déclenchée par l'armée algérienne dans cette zone. Un autre militaire et deux éléments armés ont, par ailleurs, été tués, jeudi dernier, dans la wilaya de Boumerdès (environ 50 km à l'Est d'Alger) lors d'une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé, qui s'est terminée par un accrochage, rapporte le quotidien «Liberté» dans son édition d’hier
Citant des sources sécuritaires, le journal indique que les deux éléments armés, qui font partie de «Katibat El Feth», ont été abattus lors d'une embuscade tendue par les forces de sécurité à un groupe armé composé de six individus au moins, sur les hauteurs de Bentouchent dans la commune du Corso. Les autres membres du groupe armé «ont pu prendre la fuite à l'issue d'un accrochage avec les forces de sécurité qui aura duré plus d'une demi-heure» et au cours duquel un militaire a été tué.
Toujours selon le quotidien « Liberté », l’alerte maximale aurait été  décrétée depuis le début du mois de Ramadan à Annaba. C’est le branle-bas de combat chez les différents corps de sécurité, révèlent des sources crédibles citées par le journal. Les raisons, révèle-t-on, la présence à Annaba de terroristes non encore localisés et une camionnette prise récemment sous la menace des armes par des terroristes à un commerçant dans la wilaya de Jijel.
Cependant, ni la marque ni le genre n’ont été divulgués, poursuit le journal. Des équipements de détection d’armes, munitions et explosifs, ont fait leur apparition depuis, aussi bien chez les éléments de la Gendarmerie nationale que ceux de la Sûreté, a-t-on constaté, à Annaba. En effet, des scanners électroniques portables très sophistiqués et parfois aussi des chiens renifleurs sont utilisés par la gendarmerie et la police au niveau des différents barrages de contrôle de routine de véhicules. D’ailleurs, depuis plus d’une semaine, le nombre de barrages de contrôle, surtout ceux de la Gendarmerie nationale, a augmenté sensiblement à travers la totalité des routes et chemins de la wilaya d’Annaba. Des locataires de certains quartiers chics d’Annaba, à l’image de ceux de Saint-Cloud, ont tenu à témoigner que c’est pour la première fois qu’ils relèvent une présence soutenue des forces de l’ordre et la multiplication des opérations de contrôle de véhicules. Il est vrai, cependant, que cela intervient au moment où l’“émir” national du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussab Abdelwadoud, d’Al-Qaïda dans le Maghreb islamique depuis les attentats du 11 avril à Alger, avait instruit ses troupes de commettre des attentats spectaculaires à haut effet médiatique partout en Algérie. Et c’est généralement durant le mois sacré de Ramadan que les hordes sauvages passent à l’acte en endeuillant les populations algériennes, conclut le quotidien « Liberté ».
A noter également que des jeunes en colère ont saccagé, jeudi, en fin d’après midi, le siège de l’APC de Tirmitine, une commune sise à une dizaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.
Selon le quotidien « El Watan », tout a commencé, dans la matinée, lors que les citoyens des différents villages de la même localité ont fermé la RN25, reliant la daïra de Draa El Mizan à la ville de Tizi Ouzou, via Tirmitine. Ils revendiquent le changement de l’assiette du terrain affecté pour la construction d’un lycée.
Car, ils estiment, selon la même source, que l’endroit choisi par les pouvoirs publics, est inaccessible et éloigné pour les élèves de la région. Après l’intervention des services de sécurité, les jeunes se sont dispersés au milieu de la journée, mais sans pour autant lâcher prise.
Et pour cause, ils se sont, ensuite, dirigés vers le siège de l’APC qui a été incendié et mis à sac par des jeunes manifestants qui voulaient en découdre avec les éléments de la brigade antiémeute. Des lors, des affrontements éclatent entre les deux parties. Les policiers ont procédé à l’interpellation de 17 personnes.


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Lundi 31 Août 2009

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