Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L’USFP sur tous les fronts




L’USFP sur tous les fronts
L’année 2013 aura sans doute été plus morne qu’elle ne l’a été si l’opposition n’avait pas tenu à jouer pleinement son rôle même si, en face, il n’y avait pas de protagonistes à la hauteur de tous ces challenges et défis qui interpellent tout un pays.
Force est de reconnaître à cette même majorité, un peu à l’insu de son plein gré, d’avoir réussi tant bien que mal à animer les débats.
Parler de débats serait pour le moins abusif quand on pense en particulier à ces sorties par trop malheureuses d’un certain Benkirane, dirigeant en chef de ladite majorité.
Le dialogue, il connaît pas. Son truc à lui, c’est le monologue et rien d’autre. Il n’a cessé de le prouver sous la Coupole, que ce soit à la première ou à la seconde Chambre, comme face aux journalistes quand il s’est imposé en simultanéité sur toutes les chaînes publiques. Les questions doivent être à son goût, les réponses doivent être totalement admises et prises pour vérité absolue. Quand on s’emploie  à vouloir rectifier le tir, le verdict est là préparé à l’avance : on est ou alligator ou démon ou les deux à la fois. Deux années après s’être vu chargé de diriger les affaires du pays, il n’a toujours pas compris qu’il est appelé à se comporter et à agir en vrai responsable et non seulement en chef d’un parti qui, par ailleurs, passe immanquablement à côté de la plaque quand il s’agit des grands défis que le Maroc se doit de relever. L’égalité et la parité, la violence contre les femmes, la protection des mineurs, l’amazighité… autant d’exemples parmi tant d’autres qui prouvent que le verdict des urnes ne va pas toujours de pair avec compétence et responsabilité.
Et ce n’est certainement pas le volet économique qui pourrait faire oublier leurs incommensurables ratages dans le domaine social et politique. On est loin, trop loin des chiffres et des promesses  livrés le temps d’une campagne. Et là, des ministres du même bord que leur chef n’ont rien trouvé de mieux que de contester le bien-fondé des données   servies par des organismes et institutions spécialisés, connus et reconnus.
Le ras-le-bol était tel qu’au sein même de cette majorité, on a fini par dire basta. Un parti comme l’Istiqlal ne pouvait plus s’y reconnaître. Et c’est en toute logique qu’il regagne sa place au sein de l’opposition au côté  d’un USFP toujours animé par la seule et unique volonté de servir les intérêts du Maroc et des Marocains, qu’il soit d’un côté ou de l’autre de la barrière.
L’année 2013 a vu l’Union socialiste des forces populaires poursuivre sa marche, dans la foulée de l’élection, fin 2012, d’une nouvelle équipe dirigeante au sein du Bureau politique.
L’effort de restructuration au niveau central ou régional à travers les différents bureaux et secrétariats, ne fera pas oublier au parti de la Rose sa mission première, celle consistant à servir sans ambages ni surenchères le pays et les citoyennes et citoyens.
Le Parti est allé à la rencontre de Marocains et pas qu’Ittihadis à travers plusieurs villes d’Europe, tout en veillant à sensibiliser bon nombre d’élus européens à l’attachement de tous les Marocains à leur intégrité territoriale et à contrecarrer, par la même, les desseins de tous commanditaires et mercenaires visant à porter atteinte au Maroc.
Un modèle de diplomatie parallèle qui a donné ses fruits au sein de l’Internationale socialiste comme au niveau de l’Union européenne et qui vient s’ajouter à l’offensive Royale ponctuée par les visites fructueuses de Sa Majesté le Roi à plusieurs pays.
L’USFP qui s’est fixé  pour objectif d’être sur tous les fronts, a également œuvré dans le sens de l’union de la gauche. Le PS et le Parti travailliste ont ainsi rejoint la famille usfpéïste, en attendant que d’autres formations partageant les mêmes valeurs en fassent de même.
L’année s’est achevée en toute beauté, c’est le cas de le dire, pour l’USFP avec la tenue du Congrès national des femmes ittihadies. Le discours inaugural et les recommandations et revendications mises en exergue par les militantes du parti des Forces populaires ont été salués par toutes les forces vives du pays, par toutes les Marocaines aspirant à un avenir meilleur pour la femme marocaine, et par là, pour tout un pays. C’était une invitation ouverte à un débat serein et responsable. Sauf qu’il faut être responsable pour de bon pour prétendre y prendre part. Ceux à qui débat et dialogue font peur, ceux que seul le monologue dictatorial intéresse, ont vite fait de sortir de leur tanière. Injures et menaces ont aussitôt fusé. L’essence même du discours obscurantiste.
Ceux-là, ils  sont à oublier et à caser dans le même registre que tous ces revers essuyés par un gouvernement qui, « la clairvoyance » de son meneur aidant, n’a toujours pas fini de se chercher.
Meilleurs vœux tout de même pour 2014. Pour un USFP allant de l’avant, pour un Maroc, des Marocaines et des Marocains promus à un meilleur avenir. 

Mohamed Benarbia
Mercredi 1 Janvier 2014

Lu 4705 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs