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L’USFP réitère son soutien aux revendications légitimes de la classe ouvrière


Abdelhamid Fatihi appelle à faire front contre la marée conservatrice



Fatima Belmoudden critique le «dialogue de dupes» du gouvernement

«Gouvernement marocain : bon élève du FMI et de la Banque mondiale au détriment du peuple» , «Non à la paupérisation des travailleurs(es) et des masses populaires» , «Nous demandons un travail décent» , «Nous demandons des augmentations des salaires»,... Telles sont quelques-unes des revendications qui figuraient sur les banderoles brandies par les militants de la Fédération démocratique du travail lors du défilé organisé hier par cette centrale syndicale à Casablanca à l’occasion de la Fête du travail sous le thème «Front social pour faire face à la politique gouvernementale antisociale». Dans son allocution en l’occasion, le secrétaire général de la FDT, Abdelhamid Fatihi, a appelé les salariés et les fonctionnaires et tous les acteurs politiques démocratiques à faire des échéances électorales prévues pour le 7 octobre 2016 une occasion pour faire face à la marée fondamentaliste conservatrice dont les rapports de force ont penché en sa faveur depuis 2011.
 Selon le secrétaire général de la FDT, le gouvernement n’a pas cessé depuis son investiture au début de 2012, de « mener la guerre contre la classe ouvrière marocaine dans un contexte national qui nécessitait l’affermissement de l’unité nationale en vue de contrer tous les complots ourdis contre le Maroc par certaines forces dominantes de la scène internationale ».  Et de tancer à ce propos l’Oncle Sam en affirmant que « la peste, c’est les Etats-Unis et les Etats-Unis  c’est  la peste ».
Abdelhamid Fatihi a, par ailleurs, salué le discours Royal prononcé  mercredi 20 avril 2016 à Ryad, lors du Sommet Maroc-Pays du Golfe. Lequel discours avait mis à nu, selon le dirigeant syndicaliste, les complots visant à porter atteinte à la sécurité collective dans le monde arabe, et les plans d’agression attentatoires à la stabilité du Maroc en exploitant le dossier du Sahara marocain. 
Le secrétaire général de la FDT a aussi critiqué le fait que, durant tout son mandat, le gouvernement actuel n’a pris aucune mesure en faveur de la classe ouvrière tout en reniant les engagements pris  par ses prédécesseurs et notamment l’Accord du 26 avril 2011 même si plusieurs mesures y figurant n’engageaient nullement  les finances publiques. A titre d’exemple, il a cité l’abrogation de l’article 288 du Code pénal et la ratification de la Convention n°87 de l’OIT relative aux libertés syndicales. Selon Fatihi, le dialogue social n’a enregistré aucune avancée, car les principales revendications des centrales syndicales n’ont trouvé aucun écho du côté du gouvernement. Il s’agit notamment de l’augmentation des salaires, de la baisse de l’impôt sur le revenu, de la réforme des caisses de retraite et du respect des libertés syndicales bafouées aussi bien par l’Exécutif que par les employeurs. 
« Nous n’avons aujourd’hui qu’une seule option, à savoir fédérer les énergies de toutes les forces modernistes, démocratiques, politiques, sociales et civiles dans un front social », a-t-il affirmé.
Pour sa part, Fatima Belmoudden a prononcé une allocution au nom du Bureau politique de l’USFP dans laquelle elle a affirmé que la célébration de la Fête du travail se déroule cette année dans un contexte mitigé. «Au lieu de célébrer pareil jour comme il se doit, la classe ouvrière en a fait une journée de protestation. Cette situation dure depuis près de quatre ans », a-t-elle martelé. Et d’ajouter que l’USFP soutient toutes les revendications légitimes de la classe ouvrière et des fonctionnaires. 
Elle a critiqué également le fait que le chef du gouvernement prend les décisions concernant les salariés et les fonctionnaires de manière unilatérale et sans concertation avec les centrales syndicales. Et même quand il ouvre le dialogue avec celles-ci comme ce fut le cas récemment, il s’agit d’un dialogue de dupes. Selon elle, le piètre bilan social présenté par le ministre de l'Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, à la veille de la Fête du travail atteste du fait que le dialogue entre le gouvernement et les centrales syndicales « n’était pas sérieux ».
Fatima Belmoudden a, à ce propos, mis en garde contre la politique antisociale du gouvernement qui porte atteinte à la cohésion sociale au moment où le Maroc affronte des complots visant son intégrité territoriale. 


T. Mourad
Lundi 2 Mai 2016

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