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L'UE envisage des sanctions contre les soutiens du régime syrien sans exclure la Russie


Poutine prêt à prolonger la trêve à Alep autant que possible



Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui devaient évoquer jeudi soir à Bruxelles le rôle de la Russie dans le siège d'Alep en Syrie, envisagent "toutes les options y compris des sanctions supplémentaires" ciblant "les soutiens du régime", selon un projet d'accord consulté par l'AFP.
Lors d'une réunion sur le même sujet lundi à Luxembourg, les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient évoqué l'éventualité de nouvelles sanctions contre "des Syriens" soutenant le régime de Bachar al-Assad. Cette précision de nationalité ne figure plus dans le nouveau projet d'accord - provisoire - du sommet européen de jeudi, ce qui de fait n'exclut pas l'amorce de sanctions contre des Russes.
"L'Union européenne est en train d'envisager toutes les options, y compris des mesures restrictives supplémentaires ciblant des individus et entités soutenant le régime, si les atrocités actuelles devaient se poursuivre", peut-on lire dans ce projet de conclusions du sommet.
Lundi, dans des conclusions adoptées par les chefs de la diplomatie des 28, il était question de continuer la collecte de preuves pouvant amener les responsables des bombardements sur Alep à répondre de "crimes de guerre" devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.
Et dans ce contexte était évoqué l'objectif d'"imposer des mesures restrictives supplémentaires contre la Syrie ciblant des individus et entités syriens soutenant le régime, dès lors que la répression se poursuit".
Mercredi soir, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont brandi la menace des sanctions contre la Russie, à l'issue d'une réunion à Berlin avec Vladimir Poutine.
Mme Merkel a estimé qu'"on ne peut pas se priver de cette option", tandis que M. Hollande a déclaré devant la presse: "Tout ce qui peut être de l'ordre de la menace peut être utile".
La Russie est déjà dans le collimateur de l'UE depuis le conflit ukrainien et l'annexion de la Crimée en mars 2014. Des mesures restrictives (interdictions de séjour, gels d'avoirs dans l'UE) frappant près de 200 personnes ou organisations sont déjà en vigueur, sans parler des lourdes sanctions économiques contre Moscou.
Par ailleurs, le président russe s'est dit prêt à prolonger "autant que possible" la trêve qui devait démarrer jeudi à Alep, après des entretiens musclés à Berlin avec les dirigeants français et allemand, qui n'ont pas exclu des sanctions suite aux bombardements ayant ravagé la ville.
"Nous avons fait part de notre intention de prolonger autant que possible, en fonction de la situation réelle sur le terrain, l'arrêt de nos frappes aériennes", a déclaré dans la nuit Vladimir Poutine, à l'issue des pourparlers dans la capitale allemande.
Selon l'armée russe, cette "pause humanitaire" devant permettre l'évacuation de civils et de combattants désirant quitter les quartiers rebelles, dans l'est d'Alep, devait entrer en vigueur à 05H00 GMT et durera en l'état onze heures, soit trois de plus que programmé initialement.

Libé
Vendredi 21 Octobre 2016

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