Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L’Organisation socialiste des femmes ittihadies prend forme

Khadouj Slassi, plébiscitée à la tête de l’OSFI




L’Organisation socialiste des femmes ittihadies prend forme
 
Deux femmes étaient en lice pour briguer le poste de secrétaire nationale de l’Organisation socialiste des femmes ittihadies (OSFI) : Khadouj Slassi et Latifa Ziwani qui a pris la parole avant le vote pour annoncer le retrait de sa candidature au profit de Slassi, «vu son militantisme et son parcours au sein du parti», a-t-elle expliqué devant les membres du Conseil national qui ont hautement valorisé sa décision et l’ont chaleureusement ovationnée.
 Née 1954 à Fès, Khadouj Slassi a adhéré à l’USFP en 1975 juste après le Congrès extraordinaire. «La première carte d’adhésion, je l’ai reçue de la main d’Abdelhadi Khairat qui était à l’époque le responsable de la Chabiba ittihadia», a-t-elle dit dans une déclaration à Libé. Depuis, elle a gravi tous les échelons au sein du parti. 
Elle a milité dans le secteur estudiantin à l’Université Mohammed Ben Abdellah à Fès où elle a côtoyé plusieurs militants du parti et de gauche, notamment Mohamed Boubkri, Abdessalam Haimer. Après avoir obtenu son diplôme en philosophie et travaillé comme professeur à Fès, elle a continué son combat sur plusieurs fronts : associatif (membre du bureau national de l’Association Joussour) et politique (elle était conseillère au Conseil communal Saïss à Fès et s’est présentée à trois reprises  aux élections législatives). Elle a également été élue à la Commission administrative en 2000 et elle vient de couronner son parcours par son élection, samedi dernier, à l’unanimité à la tête de l’OSFI.
«Je tiens à remercier toutes les militantes du Conseil national qui m’ont choisie pour cette responsabilité», a-t-elle dit, émue, dans une allocution juste après avoir été plébiscitée à la tête de l’OSFI. Et d’ajouter :«Mon vrai capital sont votre appui et votre soutien». Elle s’est aussi engagée devant les membres du Conseil national à prendre au sérieux ses responsabilités et à travailler avec tous les militants de l’organisation : «Je ne travaillerais jamais seule, car celui qui travaille tout seul, meurt tout seul. Nous allons travailler pour le parti, pour l’organisation et pour la société».
Même si elle était la seule candidate à ce poste après que Latifa Ziwani ait retiré sa candidature, Khadouj Slassi a présenté son programme devant les membres du Conseil national, un programme  qui sera un «vrai contrat» entre la secrétaire nationale et le Conseil national et sur la base duquel celui-ci contrôlera son action comme l’a précisé maintes fois la présidente du 7ème congrès des femmes ittihadies, Saadia Bensahli.
Par la suite, le Conseil national de l’OSFI a procédé à l’élection du secrétariat national. Plus de 40 femmes ont présenté leur candidature. Et vu que quelques-unes n’avaient pas rempli les conditions prévues par les statuts de l’OSFI, la liste finale n’a comporté que 37 candidatures pour briguer les 21 postes à pourvoir. Pour cette raison, il a été procédé au vote à bulletins secrets. 
Après plus de deux heures de dépouillement devant les membres du Conseil national, Saadia Bensahli a lu la liste des membres du secrétariat national en fonction des voix obtenues. Ce dernier se compose de Fatima Ezzahra Echikhi, Atika Rachdi, Souad Chaguil, El Batoul El Khayti, Habiba Diwani, Rachida Allali, Naima Fayda, Ibtissam Merras, Fadoua Rejouani, Fatima Douida, Fatima Lamrini, Fatima Ezzahra El Kamraoui, Naima Bouhouchi, Leila Haddar, Assia Eddibi, Amina Benomar, Bouchra Bouchentouf, Rachida Ait Hami, Fatima Ageddi, Fatna Afid et Manal Takkal.
Lors de la première réunion de la nouvelle direction, il a été procédé à la répartition des tâches. Fatima Ezzahra Echikhi et Habiba Diwani ont ainsi été choisies comme vice-secrétaires nationales, Souad Chaguil, trésorière alors qu’Atika Rachdi et Fatima Douida ont été élues vice-trésorières, et Naima Bouhouchi rapporteuse.
Dans une allocution prononcée au début de cette réunion, Saadia Bensahli a rappelé devant les membres du Conseil national les défis de l’OSFI et appelé les militantes à souder leurs rangs pour déjouer les manœuvres et les intrigues des ennemis qui guettent le moindre faux pas pour s’attaquer au parti. 
A rappeler que le 7ème Congrès placé sous le thème «L’Etat de droit, un pilier pour une citoyenneté pleine et entière», a adopté une nouvelle organisation pour les femmes ittihadies en créant l’OSFI. La spécificité de cette organisation, c’est qu’elle est ouverte à toutes les Marocaines pourvues d’éligibilité électorale. En fait, le projet distingue deux sortes d’adhérentes, celles qui jouissent de tous leurs droits dont notamment celui d’être élues aux instances décisionnelles de l’OSFI, à condition d’être membres de l’USFP et celles qui ont la qualité de membres participantes. Cette forme d’adhésion est ouverte à tous les citoyens ou citoyennes marocains(es) sans droit de vote ni celui de se présenter aux instances de l’OSFI.

Mourad Tabet
Lundi 20 Janvier 2014

Lu 890 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs