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L’Ordre national des dentistes lance un appel au respect de l’hygiène dentaire


Le ratio national actuel est d’un dentiste pour 7000 habitants



«La santé buccodentaire est un élément central de la santé et de l’équilibre du corps humain de manière générale», a rappelé l’Ordre national des médecins dentistes (ONMD) à l’occasion de la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire.
Célébrée le dimanche 20 mars, cette journée a été l’occasion pour la communauté des médecins dentistes d’attirer de nouveau l’attention du grand public sur l’urgence de veiller à l’hygiène buccodentaire soulignant que celle-ci est « tout aussi vital que tous les autres soins de santé ».
Il est à souligner que les maladies buccodentaires sont classées parmi les maladies chroniques les plus courantes. Un constat passé inaperçu. Puisque, « comme ailleurs dans le monde, les Marocains ne consultent pas de manière systématique le médecin dentiste pour le contrôle de leurs dents. Alors que la santé buccodentaire de la population serait, pourtant, nettement améliorée par une prévention appropriée », ont déploré les médecins dentistes.
En effet, la quasi-totalité des affections pourraient être évitées grâce à une prévention simple et accessible pour tous.
Profitant de la célébration de cette journée, l’ONMD a indiqué que «les affections buccodentaires relèvent d’un problème de santé publique et constituent une cause de mortalité alarmante, accentuée par les soins non conformes aux règles d’asepsie et d’hygiène optimale, proposés par des personnes qui pratiquent illégalement la médecine dentaire».
Par ailleurs, a déploré l’Ordre, «il est fort dommageable de constater que la dépense moyenne annuelle de santé par personne au Maroc n’est que de 16,47 DH en milieu urbain, sachant que seuls 6,2% du PIB national sont réservés à la santé. L’argent public alloué à chaque habitant pour sa santé est ainsi bien en deçà de la moyenne des pays à développement semblable au Maroc (180 dollars contre 230 dollars en moyenne)».
Selon l’OMND, le ratio national actuel est d’un médecin dentiste pour 7000 habitants, avec, bien entendu, une répartition géographique concentrée sur les grandes agglomérations. L’objectif à atteindre en 2025 est d’un médecin dentiste pour 5000 habitants.
Rappelons que l’enquête épidémiologique nationale, réalisée en 2012 par le ministère de la Santé, a montré que «la prévalence de la carie est de 81.8% à 12 ans, de 86.7% à 15 ans et de 91.8% chez les adultes à 35-44 ans alors que la prévalence des parodontopathies est de 42.2% à 12 ans, 59.8% à 15 ans et de 79.2% à 35-44 ans. Menée en collaboration avec l’OMS, cette enquête a aussi relevé que près de 30% des personnes de 65 à 74 ans n’ont pas de dents naturelles tandis que 60 à 90% des enfants souffrent de maladies orales.
Veiller au respect des principes et valeurs de moralité, de dignité et de probité liés à l’honneur et à l’intégrité morale de la profession de médecin dentiste. Telle est la mission de l’Ordre national des médecins dentistes qui a engagé une action prospective et pédagogique, en mettant en œuvre un «parcours de la santé buccodentaire», en collaboration avec le ministère de la Santé. L’objectif étant de faire de la santé bucco-dentaire un vecteur de santé globale.
«Ce parcours, qui a pour cibles à la fois le large public et les responsables de la santé publique buccodentaire, tend à intégrer celle-ci au canevas général de la Stratégie nationale de développement du secteur buccodentaire 2015-2025, de la prévention à l’accompagnement, en passant par les soins dentaires et le renforcement du cursus de formation ainsi que l’arsenal juridique », a indiqué l’ONMD assurant qu’à travers cette stratégie, il ambitionne de protéger et promouvoir la santé buccodentaire, qui est une composante essentielle de la santé générale chez l’ensemble de la population marocaine.
Concernant  la politique sanitaire buccodentaire, l’ONMD a indiqué qu’il aspire à ce qu’elle « soit basée sur une approche décentralisée, interdisciplinaire et multisectorielle alliant l’exigence curative et préventive».  A cet égard, il a attiré l’attention sur la nécessité de mettre en œuvre une politique de formation et d’encadrement à la hauteur des ambitions, ajoutant que «la réforme des études odontologiques en cours devrait avoir comme objectif qualitatif la rénovation des programmes d’enseignement, afin d’assurer une meilleure adéquation formation/emploi».
Notons, enfin, que l’exercice dentaire à l’échelle nationale est assuré par 5115 médecins dentistes dont 4515 évoluant dans le secteur privé.


 


 




 

Alain Bouithy
Lundi 21 Mars 2016

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