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L'ONU prévoit 200.000 réfugiés supplémentaires fuyant Mossoul




Plus de 200.000 civils pourraient être contraints de quitter Mossoul, estiment les Nations unies jeudi alors que les forces gouvernementales irakiennes intensifient les combats pour reprendre la partie occidentale de la grande ville du nord de l'Irak tenue par le groupe Etat islamique.
"Alors que les opérations militaires s'intensifient et se rapprochent de la zone de la vieille vielle de Mossoul, nous estimons que 200.000 personnes supplémentaires pourraient fuir", a déclaré Lise Grande, coordinatrice humanitaire de l'Onu pour l'Irak, dans un communiqué.
"Le nombre de personnes qui fuient est désormais si important qu'il devient de plus en plus difficile de s'assurer que les civils reçoivent l'assistance et la protection dont ils ont besoin", a-t-elle ajouté.
Près de 700.000 personnes ont fui Mossoul depuis le début de l'offensive de la coalition progouvernementale en octobre.
L'organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) a indiqué jeudi que l'armée irakienne et d'autres forces locales de sécurité avaient contraint quelque 300 familles à retourner dans certains quartiers de Mossoul qui demeurent sous la menace d'attaques de l'EI.
"Ces familles ne devraient pas être obligées de retourner dans des quartiers dangereux et des quartiers privés d'eau, de nourriture, d'électricité ou d'installations sanitaires", a dit Lama Fakih, directrice adjointe de HRW pour le Moyen-Orient.
Les djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) ne contrôlent plus que 12 km² dans Mossoul, a déclaré mardi un porte-parole militaire irakien.
Après sept mois d'offensive militaire contre ce bastion irakien de l'EI, les djihadistes ne tiennent plus que quelques quartiers de la moitié ouest de la métropole, dont la vieille ville.
Le gouvernement irakien fait le maximum pour pouvoir annoncer la victoire avant le début du mois de jeûne du Ramadan, qui commencera le 27 mai, même si des poches de résistance demeurent dans la vieille ville, ont déclaré des officiers de l'armée irakienne.
A Mossoul, le général Abdoulwahab al-Saadi, un commandant des forces spéciales irakiennes, a indiqué à l'AFP que les jihadistes n'avaient plus que "deux options": "Mourir et aller en enfer ou hisser le drapeau blanc". "Il n'y a pas de troisième option", a-t-il dit.
Le porte-parole de la coalition internationale, le colonel John Dorrian, a estimé à Bagdad que "l'ennemi était complètement encerclé" et "sur le point d'être totalement défait à Mossoul".
L'opération des forces irakiennes à Mossoul a été accompagnée par des frappes aériennes de la coalition dans et autour de la ville. Celles-ci ont permis la destruction de "plus de 300 véhicules piégés" selon le colonel Dorrian.
"Nos frappes ont également détruit plus de 200 tunnels de Daech" et "plus de 1.000" de leurs positions militaires, a-t-il ajouté, utilisant un acronyme en arabe de l'EI.
La présence d'une importante population de civils dans la vieille ville, qui ont choisi d'y rester ou qui ont été empêchés par l'EI de la quitter, complique également l'assaut final pour reprendre la totalité de la ville.

Vendredi 19 Mai 2017

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