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L'ONU n'a pas ramené la paix, selon la présidente de la Centrafrique

«Les caques bleus doivent agir de façon vigoureuse»




L'intervention de la mission des Nations unies en République centrafricaine n'a pas permis d'enrayer les violences à Bangui, où 90 personnes ont été tuées depuis la fin septembre, a déploré lundi la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.
Le pape François, qui doit se rendre dans la capitale centrafricaine les 28 et 29 novembre, avait laissé entendre la veille qu'il pourrait renoncer à cette visite pour des raisons de sécurité.
 Cinq personnes, dont trois femmes, y ont encore été tuées lundi, selon un coordinateur de SOS Enfants sans frontières, et des dizaines d'habitations incendiées. Plusieurs centaines de personnes se sont par ailleurs enfuies d'un quartier attaqué ce week-end par des habitants de PK5, un secteur musulman de la ville, rapportent des témoins.
 On ignore la cause de cette attaque, mais il pourrait s'agir de représailles à la mort de quatre personnes tuées jeudi dans les mêmes circonstances à PK5, a indiqué Reuters.
 Ce nouveau cycle de violences a débuté fin septembre à la découverte du corps d'un musulman, mais la Centrafrique a sombré dans le chaos en mars 2013 lorsque les rebelles musulmans de la Séléka ont pris le pouvoir.
Leurs exactions leur ont ensuite valu les représailles des milices chrétiennes anti-Balaka et l'armée française a dû intervenir dans le cadre de l'opération Sangaris pour mettre fin aux massacres.
 Des élections présidentielle et législatives censées tourner la page du conflit devaient avoir lieu le 18 octobre. Elles ont été reportées au 13 décembre en raison de la poursuite des violences.
"Des efforts supplémentaires doivent être faits pour renforcer l'action des forces internationales et négocier la création de bases avancées dans les quartiers pour assurer la sécurité au niveau local", a déclaré la présidente, qui s'adressait à la nation.
 Les caques bleus, a-t-elle poursuivi, doivent agir de façon vigoureuse afin que "Bangui soit sûre pour les prochains événements qui sont cruciaux pour le pays. La visite du Pape et les élections doivent être des événements fédérateurs pour le peuple centrafricain".
 Dix groupes armés ont signé un accord de paix en mai qui prévoit leur désarmement, mais l'optimisme qu'il a suscité est vite retombé. Selon le rapport d'octobre du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha), le conflit a fait 400.000 déplacés et 440.000 réfugiés.
 Arappeler que la présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba Panza, a décidé  la semaine dernière de remplacer les ministres de la Défense, de la Sécurité publique et de la Justice, selon un décret lu à la radio publique.
Cette mesure, décidée moins de deux mois avant les élections prévues le 13 décembre, a été prise après des semaines de consultations qui ont suivi les violences inter-religieuses qui ont tué 77 personnes à Bangui.

Mercredi 4 Novembre 2015

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