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L'ONU confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie

Damas et la rébellion s’accusent mutuellement




L'ONU confirme l'utilisation d'armes  chimiques  en Syrie
Des armes chimiques ont probablement été employées en Syrie dans cinq des sept bombardements sur lesquels les experts des Nations unies ont enquêté, selon leur rapport rendu public jeudi.
Du gaz sarin a sans doute été utilisé dans quatre de ces bombardements, dont une fois en grande quantité, précisent-ils.
Dans plusieurs cas, des membres des forces gouvernementales et des civils figurent parmi les victimes, mais il n'a pas toujours été possible d'établir des liens entre les attaques, les victimes et les sites.
"La mission des Nations unies conclut que des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit en cours (...) en République arabe syrienne", écrivent les auteurs de ce document remis par Ake Sellstrom, chef de la mission.
L'enquête ne portait que sur le type d'armes utilisées, pas sur les auteurs des bombardements. Damas et la rébellion s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à des armes chimiques.
Selon les Nations unies, les rebelles se sont emparés de toutes sortes d'armes dans les dépôts militaires tombés entre leurs mains. Les puissances occidentales assurent en revanche qu'ils ne disposent d'aucune arme chimique.
Le secrétaire général de l'Onu a décidé de créer la commission Sellstrom après avoir reçu une lettre du gouvernement syrien accusant les rebelles d'avoir eu recours à de telles armes à Khan al Assal. Ban Ki-moon doit informer l'Assemblée générale de l'Onu de ses conclusions vendredi et les exposera lundi au Conseil de sécurité.
"L'usage d'armes chimiques constitue une grave violation du droit international et un affront à l'humanité. Nous devons rester vigilants pour assurer l'élimination de ces armes odieuses, pas seulement en Syrie mais partout", a-t-il déclaré jeudi.
Au total, 16 cas évoquant l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien ont été signalés à l'Onu, notamment par la Syrie, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. La commission, formée d'experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), s'est donc penchée sur sept de ces cas.
Pour Paris, Londres et Washington, les détails techniques du premier rapport Sellstrom sur le bombardement du 21 août témoignent de la culpabilité des forces gouvernementales. Damas et Moscou ont en revanche imputé l'attaque aux rebelles.
Sous la menace de représailles militaires américaines et françaises, le gouvernement syrien a accepté de détruite son arsenal chimique, dans le cadre d'un accord conclu par les Etats-Unis et la Russie. Le Conseil de sécurité de l'Onu en a pris acte sous la forme d'une résolution selon laquelle l'arsenal chimique syrien devra être détruit à la mi-2014. Le processus est supervisé par l'OIAC.

Reuters
Samedi 14 Décembre 2013

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