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L'Iran veut rassurer l'Occident sur le réacteur nucléaire d'Arak




L'Iran veut rassurer l'Occident sur le réacteur nucléaire d'Arak
L'Iran est prêt à rassurer l'Occident sur les activités purement pacifiques du réacteur à eau lourde d'Arak en modifiant ses plans de construction, a déclaré Ali Akbar Salehi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), rapportent jeudi les médias iraniens.
 Le réacteur d'Arak, situé à 240 km au sud-ouest de Téhéran, est l'un des points d'achoppement des négociations nucléaires entre l'Iran et les grandes puissances, car il pourrait en théorie fournir à l'Iran du plutonium susceptible d'offrir une alternative pour la fabrication d'une bombe atomique. Téhéran affirme que ce réacteur de 40 mégawatts, dont la construction est surveillée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), n'a qu'un but de recherche, notamment médicale. 
"Nous pouvons faire quelques modifications dans les plans (du réacteur) pour produire moins de plutonium, ce qui répondra aux inquiétudes" des Occidentaux sur une éventuelle utilisation militaire du plutonium, a déclaré M. Salehi, selon le texte d'un entretien à la chaîne de télévision en langue anglaise Press TV.  "Le réacteur à eau lourde d'Arak n'est pas (construit spécialement) pour fabriquer du plutonium. C'est une mauvaise manière de le définir. C'est un réacteur de recherche destiné à produire des radio-isotopes pour les malades du cancer et effectuer des tests de combustibles nucléaires(...) Il produira 9 kilogrammes de plutonium (par an) mais il ne s'agit pas d'un plutonium à usage militaire", a souligné M. Salehi.
 Il a ajouté que pour utiliser à des fins militaires le plutonium produit à Arak, il faudra une "usine de retraitement". 
 "Nous n'avons pas d'usine de retraitement et nous n'avons pas l'intention d'en construire", a-t-il affirmé.  Le réacteur "représente un acquis scientifique et technologique (...) et nous ne voyons aucune raison d'arrêter les travaux dans ce réacteur" qui ne sera pas opérationnel avant trois ans, a ajouté M. Salehi.
Dans le cadre de l'accord intérimaire de Genève conclu avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), entré en application le 20 janvier, l'Iran a accepté de limiter ses activités pour la construction du réacteur d'Arak.
 Il s'est engagé à ne pas construire d'usine de retraitement, nécessaire pour purifier le plutonium en vue de l'utilisation militaire redoutée par les grandes puissances et Israël, malgré les démentis de Téhéran.
 Selon Mark Fitzpatrick, ancien responsable au Département d'Etat américain et désormais analyste à l'Institut international d'études stratégiques (IISS), les grandes puissances devraient demander des modifications du réacteur d'Arak pour qu'il ne puisse pas produire du plutonium utilisable dans un cadre militaire lors des discussions sur un accord global avec l'Iran qui doivent débuter le 18 février.
 Wendy Sherman, qui mène la délégation américaine au sein du 5+1, avait affirmé mardi devant le Sénat que l'Iran n'avait "pas besoin du site d'enrichissement souterrain et fortifié de Fordo (...) et du réacteur à eau lourde d'Arak pour avoir un programme nucléaire civil". 
 Le site souterrain de Fordo était utilisé jusqu'au 20 janvier pour l'enrichissement à 20%. Il produit actuellement de l'uranium à 5%.
Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a qualifié mercredi de "sans valeur" les déclarations de Mme Sherman en affirmant que l'Iran refusait de fermer "ses installations nucléaires".
L'Iran affirme que son "droit à la technologie nucléaire est un droit inaliénable" en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.

AFP
Vendredi 7 Février 2014

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