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L'Iran sécurise ses sites Internet




L'Iran a rapatrié sur son territoire l'hébergement de plus de 90% de ses sites internet officiels pour des raisons de sécurité, a indiqué jeudi la presse en citant un haut responsable.
"Plus de 90% des sites Internet officiels ont été rapatriés vers divers centres informatiques en Iran", selon le vice-ministre des Télécommunications et des Technologies de l'information, Ali Hakim Javadi.
Quelque 30.000 sites officiels iraniens, dont ceux de plusieurs ministères, étaient auparavant hébergés chez des prestataires étrangers, essentiellement en Amérique du Nord, a précisé ce responsable."Ils étaient menacés en permanence par des attaques informatiques, et leur rapatriement a été décidé pour améliorer la sécurité de l'information gouvernementale sur Internet", a ajouté Hakim Javadi en suggérant aux entreprises ou institutions non gouvernementales iraniennes d'en faire autant. L'Iran a été la cible en 2010 d'une attaque massive par le virus Stuxnet qui a infecté au moins 30.000 ordinateurs d'organismes officiels dans tout le pays. De nombreux experts internationaux ont estimé que ce virus, qui visait apparemment à désorganiser le programme nucléaire iranien, avait été élaboré par les Etats-Unis et Israël. Les sites officiels iraniens sont régulièrement attaqués et Téhéran accuse Washington de mener une "guerre informatique" non déclarée contre la République islamique, incluant également la création de centaines de sites hostiles au régime de Téhéran. En réponse, l'Iran a annoncé au printemps la création d'une "cyber-armée" formée d'experts basidjis (miliciens islamistes) pour "attaquer les sites des ennemis en réponse à leurs attaques".
Les dirigeants iraniens n'ont donné aucune indication sur la nature des attaques envisagées ni sur leurs cibles, mais des sites proches de la ligne dure du régime ont fait état d'attaques visant notamment des médias étrangers en persan. Le contrôle de l'Internet est un enjeu essentiel pour le régime iranien comme pour ses adversaires. Avec plus de 36 millions d'internautes pour 75 millions d'habitants, l'Iran est le pays du Moyen-orient le plus branché sur le web, qui a joué un grand rôle dans la vague de manifestations populaires qui a secoué le pays après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009. Le pouvoir iranien bloque des dizaines de milliers de sites d'information basés à l'étranger, notamment ceux de nombreux médias occidentaux ou de mouvements d'opposition. Téhéran a ainsi immédiatement bloqué le site de "l'ambassade virtuelle" lancé début décembre par Washington pour développer les contacts avec les Iraniens, et leur expliquer la politique américaine. Les autorités iraniennes ont également créé début 2011 une "cyber-police" destinée notamment à surveiller et combattre les sites Internet et les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter utilisés par les opposants au régime pour communiquer.

AFP
Vendredi 23 Décembre 2011

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