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L'Iran n'est pas prêt à renoncer à ses centrifugeuses

L’accord de Genève risque de tomber à l’eau




L'Iran n'est pas prêt à renoncer à ses centrifugeuses
L'Iran n'est pas disposé à renoncer à ses recherches sur les centrifugeuses servant à enrichir l'uranium dans le cadre d'un accord définitif avec les grandes puissances du P5+1, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, dans une interview accordée samedi à l'agence Reuters et à l'International Media Associates.
En novembre dernier, Téhéran et le P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France + Allemagne) ont conclu à Genève un accord provisoire prévoyant un gel pour six mois de l'enrichissement de l'uranium iranien en échange d'un assouplissement des sanctions internationales.
Les négociations en vue d'un accord définitif sur le programme nucléaire iranien débuteront le 18 février à Vienne. Selon des diplomates, la question des centrifugeuses devrait être l'une des plus ardues à résoudre.
Prié de dire si Téhéran était prêt à renoncer aux recherches sur les centrifugeuses, Zarif répond: "Non, mais je ne suis pas non plus prêt à négocier devant vous."
"Nous allons discuter des différents aspects du programme nucléaire, et je ne pense pas que la technologie et les sciences aient quoi que ce soit à avoir avec la prolifération", souligne-t-il.
D'après un ancien responsable américain cité par le site d'information Al-Monitor, l'Iran aurait informé le P5+1 de sa volonté d'installer de nouvelles centrifugeuses dites IR-2m, une version améliorée des appareils existants. Si l'accord intérimaire de Genève autorise l'Iran à poursuivre ses activités de recherche et de développement, il lui interdit en revanche d'installer de nouvelles centrifugeuses.
Interrogé sur les négociations qui s'ouvriront le 18 février, le chef de la diplomatie iranienne se fait prudent: "Ce n'est que le début des négociations d'un accord définitif. Ce n'est que la première étape de la dernière phase et je m'attends à ce qu'elle dure un certain temps."
"De notre point de vue, poursuit Zarif, il n'est pas si difficile que cela de parvenir à un accord à condition que toutes les parties fassent preuve de bonne foi et de bonne volonté pour tenter d'examiner les différentes options qui permettront d'atteindre l'objectif commun d'un programme nucléaire iranien servant exclusivement à des buts pacifiques."
"Nous sommes prêts parce que nous pensons que cela est dans notre intérêt", ajoute-t-il.

Reuters
Lundi 3 Février 2014

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