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L’Iran a un nouveau gouvernement

Réactions contradictoires de la presse face à certaines nominations




L’Iran a un nouveau gouvernement
Les journaux réformateurs et modérés iraniens saluaient lundi les membres du nouveau gouvernement présenté dimanche par le président Hassan Rohani, mais les journaux conservateurs critiquaient la présence de certains "individus avec une mauvaise réputation" politique.
"Tous les hommes de Rohani" ou encore "Les hommes clés de Rohani", titraient les journaux réformateurs et modérés, publiant des photos des 18 membres du nouveau gouvernement, qui doivent chacun obtenir la confiance du Parlement à partir de la semaine prochaine.
"Je pense que tous les membres du gouvernement obtiendront un vote de confiance. D'autant plus que l'équipe économique de M. Rohani est forte, compétente et surtout coordonnée. Le Parlement doit savoir qu'une équipe unie et forte sera capable de régler les problèmes économiques et quotidiens des gens", écrit Ahmad Khoram, ancien ministre réformateur, dans un éditorial publié dans le quotidien Arman. Selon le quotidien réformateur Shargh, le nouveau gouvernement a été accueilli avec une double réaction de "satisfaction et d'insatisfaction". "Le gouvernement Rohani est un gouvernement non partisan et modéré (...). Rohani ne voulait pas présenter un gouvernement satisfaisant à 100% une tendance politique, provoquant l'insatisfaction à 100% des autres tendances", écrit le quotidien dans un éditorial.
Selon le quotidien conservateur modéré Hafte-Sobh, en "dehors d'un ou deux membres (réformateurs, ndlr), les autres candidats préssentis obtiendront la confiance". Sous la plume de son directeur Hossein Shariatmadari, le quotidien ultraconservateur s'en prend directement à Bijan Namdar Zanganeh, pressenti pour le poste du ministère du Pétrole, et à d'autres "individus avec une mauvaise réputation" politique.
"Est-ce que quelqu'un qui a de nombreux dossiers ouverts concernant des contrats qui ont porté atteinte (aux intérêts du pays, ndlr) peut prendre la direction du ministère sensible et déterminant du Pétrole ?", demande M. Shariatmadari.
M. Zanganeh était ministre du Pétrole sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami entre 1997 et 2005. Il était aussi dans l'état-major de campagne de Mir Hossein Moussavi, candidat malheureux à la présidentielle de 2009 qui a vu la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad.
Le site conservateur Jahannews critique pour sa part les 58 ans de moyenne d'âge du nouveau gouvernement, "le plus âgé" depuis la révolution islamique de 1979.
M. Rohani a en effet essentielle fait revenir des personnalités ayant déjà été en poste sous l'ancien président modéré Akbar Hachemi Rafsandjani (1989-1997) et sous M. Khatami (1997-2005).
Le gouvernement ne comprend aucune femme, mais quasiment aucun média ne l'a relevé dans l'immédiat.

Libé
Mardi 6 Août 2013

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