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L’Internationale socialiste oppose une fin de non-recevoir au Polisario

Rejet de la demande d'adhésion à part entière émanant des séparatistes




L’Internationale socialiste oppose une fin de non-recevoir au Polisario

Le Polisario a essuyé, samedi à Genève, un énième camouflet devant le conseil de l'Internationale socialiste (IS) qui a sèchement opposé une fin de non-recevoir à une demande d'adhésion à part entière émanant des séparatistes.
Cette demande de statut de membre a été rejetée sans hésitation par le comité d'éthique de l'IS, mettant ainsi fin aux manœuvres des séparatistes et de leurs commanditaires.
«Les délégations présentes à Genève sont fatiguées et agacées par le travail de propagande des représentants du Polisario», a déclaré à la MAP Habib El Malki, président de la Commission administrative de l'Union socialiste des forces populaires (USFP). 
Pour la deuxième fois depuis la réunion de l'IS en 2013 à Mexico, aucune résolution ne fait mention des provinces du Sud du Royaume, grâce aux démarches et contacts menés par la délégation de l'USFP auprès des dirigeants de l'organisation et de plusieurs délégations.
«En revanche, le conseil a adopté une proposition visant à réunir le comité régional pour la Méditerranée, présidé par le Parti socialiste espagnol, afin de discuter des nouvelles réalités dans nos provinces du Sud», a expliqué M. El Malki.

Habib El Malki : Le comité régional pour la Méditerranée va discuter des nouvelles 
réalités dans nos provinces du Sud
Il a affirmé que l'Internationale socialiste veillera à «se rendre sur le terrain, prendre contact avec les populations et discuter sur des bases concrètes». «Cette démarche représente pour nous la meilleure pédagogie politique afin de comprendre ce qui se passe et donner un sens historique tourné vers l'avenir à des prises de position souvent mal préparées, mal pensées et prises de manière hâtive», a-t-il ajouté.
Il convient de préciser que cette décision sur le Sahara a été préparée en amont  en concertation avec Papandreou et Ayala qui ont travaillé sur proposition de Ouafa Hajji, présidente de l’ISF, vice présidente de l’IS et membre du Bureau politique de l’USFP, pour réactiver le comité Méditerranée et lui confier la préparation de la visite décidée lors du conseil de Mexico qui devait, en principe, intervenir avant la tenue des travaux du Conseil à Genève.
Au cours de cette dernière réunion, les délégations, précise-t-on, ont débattu du thème de «La paix dans le monde et la lutte contre le terrorisme», dans un contexte de multiplication des foyers de tension et de guerres civiles qui se traduisent de plus en plus par des vagues de réfugiés.
 «Il est apparu que les Etats et les institutions internationales sont impuissants face au chaos actuel dans un monde d'insécurité marqué par la dégradation de la paix, dont le coût dépasse 10 % du PIB mondial, selon les estimations», a estimé M. El Malki.
 La délégation de l'USFP a mis l'accent sur la nécessité de mettre en place une nouvelle stratégie pour affronter tous ces défis, en insistant sur le fait que «la sécurité demeure une question globale et non locale».
«Le terrorisme n'est pas un phénomène passager, car il est appelé à durer et à prendre de l'ampleur si l'on ne s'attaque pas à ses causes profondes», a fait valoir M. El Malki.
Pis encore, ce fléau alimente le séparatisme qui risque d'entraîner l'éclatement des structures étatiques, comme c'est le cas dans le nord du Mali, en Irak et en Syrie. «Cette situation est d'autant plus grave que le terrorisme est porteur d'un projet politique basé sur la barbarie moderne», a noté le président de la commission administrative du parti.

L'USFP appelle au 
renforcement des capacités d'intervention des Etats sur 
la base de la coopération régionale
Face à ce constat, l'USFP a appelé au renforcement des capacités d'intervention des Etats sur la base de la coopération régionale en matière de sécurité, de développement des zones frontalières, d'accès aux services de base de toutes les populations à travers la démocratie participative, particulièrement en direction des jeunes et des femmes. 
Il s'agit d'impliquer dans la vie publique ces couches sociales qui jouent un rôle moteur dans la dynamique du changement et de leur ouvrir des perspectives mobilisatrices pour qu'elles se sentent concernées dans la construction de leur avenir.
La délégation a également appelé à réformer le système international de manière à prendre en compte les véritables préoccupations des gens. «Cela est d'autant plus vrai que les gens ne se reconnaissent souvent pas dans les institutions internationales telles qu'elles fonctionnent aujourd'hui», a-t-elle conclu.
Conduite par Habib El Malki, la délégation comprenait aussi Mohamed Benabdelkader, membre de la commission des relations extérieures, Ouafa Hajji, présidente de l'Internationale socialiste des femmes (ISF) et membre du Bureau politique du parti, ainsi que Khadija Slassi, secrétaire nationale de l'Organisation socialiste des femmes ittihadies.

MAP
Lundi 15 Décembre 2014

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