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L’IMRI évalue l’impact de la loi de Finances sur la croissance


Le Fond de
solidarité sociale mis
à l’index



L’IMRI évalue l’impact de la loi de Finances sur la croissance
Traitant de l'impact de la loi de Finances 2013 sur l'économie marocaine, le président de l’IMRI,  l’économiste  Jawad Kerdoudi relève que les dispositions concernant de nouvelles taxes instaurées  sont plus que discutables.  « Si les taxes sur le sable et le rond à béton ne posent pas de problèmes majeurs, le financement du Fond de cohésion sociale a donné lieu à beaucoup de critiques ». Selon lui,  « ce Fonds sera en effet financé par les entreprises à raison d’un taux de 0,5% à 2% selon le niveau des bénéfices réalisés ». Même les personnes physiques ne vont pas en être exemptées
Celles-ci vont également y contribuer par un taux de 2 à 6% selon leurs revenus annuels. Le Fonds de cohésion sociale sera également financé par une taxe sur les opérations de livraison à soi-même à raison de 60 DH le m2.
La principale critique qu’il a adressée à ce Fonds est que ce sont toujours les mêmes qui sont appelés à contribuer; à savoir les entreprises et les salariés. Cela alors que d’autres secteurs sont totalement exonérés comme l’agriculture, ou bénéficient de niches fiscales importantes. Sans parler du secteur informel évalué à 40% du PIB et qui échappe totalement à l’impôt.
Le président de l’IMRI émet également des doutes sur le taux de croissance de 4,5%, du fait que la pluviométrie qui était bonne en octobre et novembre 2012, s’est faite rare en décembre 2012. Or le secteur agricole joue toujours un rôle important dans la croissance globale du PIB.
De même qu’il sera difficile de réaliser un déficit budgétaire de 4,8% du PIB en 2013, du fait qu’aucun effort sérieux n’a été entrepris pour réduire les dépenses publiques et que les syndicats vont se battre à mort pour obtenir des augmentations salariales durant l’année 2013.
En conclusion, la loi de Finances 2013 qui s’est contentée de mesurettes, selon M. Kerdoudi, ne va pas résoudre les problèmes majeurs de l’économie marocaine, à savoir le déficit structurel de la balance commerciale, le déséquilibre alarmant de la balance des paiements et les risques d’aggravation du déficit budgétaire.

Libé
Lundi 14 Janvier 2013

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