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L’Europe veut sauver la Grèce de la faillite : Vers une solution assortie d’une surveillance accrue




L’Europe veut sauver la Grèce de la faillite : Vers une solution assortie d’une surveillance accrue
La zone euro a affiché sa confiance mercredi dans la possibilité de trouver dès lundi une solution pour sauver la Grèce de la faillite, sous la forme d’une aide financière vitale qui serait toutefois assortie de mesures accentuant la mise sous tutelle du pays.
«Je suis confiant dans le fait que l’Eurogroupe parviendra à prendre toutes les mesures nécessaires (concernant l’aide à la Grèce) le lundi 20 janvier», a affirmé le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker dans un communiqué à l’issue de plus de trois heures de discussions téléphoniques avec ses collègues. A cette date se tiendra une réunion des ministres des Finances à Bruxelles.
L’objectif est de déboucher sur un accord de principe concernant le plan de soutien à la Grèce composé d’une aide publique de 130 milliards d’euros et d’un effacement partiel de la dette grecque détenue par les créanciers privés, à hauteur de 100 milliards d’euros.
Le temps presse: l’opération d’échange de dette qui doit être mise en oeuvre par les créanciers privés, si elle obtient le feu vert de la zone euro, durera plusieurs semaines, et la Grèce doit rembourser 14,5 milliards d’euros d’ici le 20 mars, sous peine de se retrouver en faillite.
A bout de patience vis-à-vis d’Athènes, la zone euro avait exigé la semaine passée un certain nombre de conditions, mais devant l’absence d’avancées, M. Juncker avait tapé du poing sur la table mardi soir et décidé d’annuler une réunion des ministres qui devait se tenir mercredi, reportant toute décision.
Depuis, «des progrès substantiels ont été réalisés», a-t-il souligné mercredi. En 24 heures, Athènes a très nettement accéléré la manœuvre. Première mesure prise: les chefs des deux partis gouvernementaux grecs, le socialiste Georges Papandréou et le conservateur Antonis Samaras, ont envoyé dans la journée une lettre aux responsables de la zone euro dans laquelle ils s’engagent à poursuivre les objectifs de la politique économique négociée avec l’UE et le FMI. Cette lettre était une condition exigée par leurs partenaires avant le déblocage du deuxième plan d’aide à la Grèce, afin de s’assurer de la poursuite des réformes après les élections en avril.  Autre avancée: les autorités grecques ont trouvé comment réaliser 325 millions d’euros d’économies supplémentaires dans le budget 2012. Enfin, la troïka des principaux bailleurs de fonds du pays a rendu son rapport sur la soutenabilité de la dette grecque, ce qui devrait permettre d’avancer sur la question de savoir s’il faut garder l’objectif d’un niveau ramené à 120% du PIB d’ici 2020 ou le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125%.
Sur ce point, «il y a les fétichistes du 120% qui n’en démordent pas», en particulier les Pays-Bas, l’Allemagne et la Finlande, a indiqué une source proche des négociations. Si le curseur des 120% ne bouge pas condition posée par le Fonds monétaire international, une rallonge pourrait être nécessaire.
En dépit des progrès obtenus, il reste encore du travail sur les mécanismes de surveillance de l’application des réformes promises par la Grèce, a indiqué le chef de file de l’Eurogroupe.
Il faudra «s’assurer que le service de la dette sera prioritaire», a-t-il insisté, faisant référence à la proposition européenne de mettre en place un compte bloqué réservé au service de la dette grecque.
Les autorités grecques ont aussi défini avec la troïka une «liste détaillée d’actions préalables» à l’octroi effectif de l’aide, et un calendrier pour la mise en œuvre de ces mesures a été fixé.
Cette nouvelle feuille de route intervient après une journée de psychodrame au sein de la zone euro, certains membres envisageant de plus en plus ouvertement de laisser le pays faire faillite, au grand dam d’Athènes.
«Il faut dire la vérité au peuple grec, il y a plusieurs [pays de la zone euro] qui ne veulent plus de nous. Et il faut les convaincre» que la Grèce peut «réussir» à y rester «pour les prochaines générations, pour nos enfants», a prévenu dans la matinée le ministre grec des Finances Evangélos Venizélos, ajoutant que certaines «puissances au sein de l’Europe jouaient avec le feu».

AFP
Vendredi 17 Février 2012

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