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L'Europe s'apprête à changer de têtes

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L'Europe s'apprête  à changer de têtes
L'ensemble des institutions européennes, Parlement, Commission et Conseil, vont changer de dirigeants d'ici la fin de l'année et, en coulisses, les grandes manœuvres ont déjà commencé.
Le conservateur portugais, José Manuel Barroso, président contesté de la Commission européenne depuis 2004, abandonnera son fauteuil de chef de l'Exécutif européen le 31 octobre.
Mais il ne sera pas le seul à quitter le navire amiral européen. Toute la Commission européenne est appelée à changer. Parmi les 27 nouveaux commissaires, il faudra trouver un ou une successeur à l'actuel chef de la diplomatie européenne, la Britannique Catherine Ashton.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE vont devoir également se mettre d'accord, à l'unanimité, pour trouver un successeur au président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy, qui achève son second mandat le 30 novembre.
Les 751 députés européens qui seront élus du 22 au 25 mai par les citoyens de l'UE devront par ailleurs élire lors de leur première session, en juillet, le président du Parlement européen.
Sans attendre ces échéances, les tractations ont déjà commencé entre les grandes formations politiques pan-européennes dans une sorte de grand marchandage feutré.
Jusqu'à présent, ce sont les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE qui s'entendaient pour désigner le président de la Commission européenne.
Mais le traité de Lisbonne pourrait bouleverser cette habitude. Il invite, en effet, les dirigeants à "tenir compte du résultat du vote" aux européennes pour désigner leur candidat au poste de président de la Commission. Juridiquement, rien ne les contraint à suivre cet avis, et plusieurs sont très réticents, voire hostiles à se voir imposer leur prochain interlocuteur à la tête de l'Exécutif européen.
Mais l'homme ou la femme qui sera désigné pour succéder à M. Barroso devra au final recevoir l'aval du nouveau Parlement. Sans ce feu vert, pas de nomination possible. Et comme le président de la Commission, les 27 autres commissaires devront eux aussi passer leur grand oral devant les euro-députés. Les auditions sont prévues pour durer jusqu'à fin octobre.
 A Bruxelles, où l'art du compromis et des subtils équilibres entre grands et petits pays, droite et gauche modérées, hommes et femmes, est la règle, il ne fait pas toujours bon être dans la lumière. En 2009, la désignation de M. Van Rompuy avait surpris alors que l'archi-favori était le Britannique Tony Blair. L'ex-Premier ministre britannique mis sur la touche, tout le monde s'attendait à ce que le ministre des Affaires étrangères David Miliband soit nommé chef de la diplomatie de l'UE... jusqu'à ce que Catherine Ashton, alors obscure commissaire européen chargée du commerce, devienne "la voix de l'UE". 

Jeudi 9 Janvier 2014

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