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L’Etat de droit, base d’une citoyenneté pleine et entière




L’Etat de droit, base d’une citoyenneté pleine et entière
 
C’est dans une grande exaltation militante que l’Organisation socialiste des femmes ittihadies (OSFI) a tenu, vendredi dernier à Casablanca, sa deuxième réunion consacrée à la structuration de ses secrétariats provinciaux.
Entre la grogne manifeste contre le gouvernement Benkirane et les réjouissances d’usage en l’occurrence cette réunion inscrite sous le thème «L’Etat de droit, la base d’une citoyenneté pleine et entière», le discours militant tenu par l’OSFI a été clair et net comme de l’eau de roche dans une salle archicomble du Complexe culturel Sidi Belyout.
A la séance d’ouverture marquée notamment par la présence de plusieurs membres du Bureau politique ainsi que de personnalités féminines politiques et syndicales, Khadija Raji, membre du secrétariat régional de l’USFP, section du Grand Casablanca, a relevé : «La situation alarmante du pays autant aux niveaux politique, économique que social exige de nous, en tant que parti socialiste démocratique, de nous mobiliser afin d’affronter l’offensive contre les acquis et les droits du peuple marocain de la part d’un gouvernement mené par le PJD ayant échoué comme gestionnaire de la chose publique et, par ricochet, à répondre aux attentes des citoyens». Espérances et exigences, ajoute-t-elle, concernant notamment les réformes de tous les secteurs clés socioéconomiques ainsi que la nécessaire mise en place rapide de mesures face aux déséquilibres structurels enregistrés au niveau de secteurs vitaux à l’instar de l’éducation, la santé, l’habitat, le transport et le dernier et non des moindres, la justice.
Madame Raji a également mis le doigt sur la situation de la femme au Maroc qui a fait l’objet de plusieurs études et rapports et qui ont permis de mettre en relief une réalité endémique avec une tendance accrue de pauvreté, d’analphabétisme, de violences, de discrimination au travail…Pis encore, elle se demande comment le gouvernement  Benkirane se défausse face à une situation qui ne fait qu’empirer et qui ne respecte pas l’article 19 de la Constitution adoptée suite à une lutte acharnée des femmes ittihadies. Ainsi, après un militantisme avéré, l’OSFI a réitéré son engagement à défendre les droits des femmes qui font partie de la notion plus générale des droits de l'Homme. Khadija Raji insiste également sur le fait que la lutte féminine à accéder à l’égalité et à la liberté est une condition sine qua non pour progresser et s’affirmer. Du coup, les acteurs politiques et associatifs sont appelés à placer la cause de la femme dans toutes les dispositions de la Constitution. D’où le rappel de l’OSFI qui aurait instamment souhaité que le gouvernement établisse des mécanismes de consultation avec l’opposition ainsi que tous les acteurs concernés pour la mise en application de cet article justement et ouvrir le débat sur ce dossier  d’une actualité brûlante. De son côté, Rachida Allali, membre du secrétariat national de l’OSFI, a rappelé, chiffres à l’appui, le triste sort de la situation de la femme au niveau des politiques publiques dans les domaines de la santé, de l’habitat et de l’éducation, tout en réitérant la nécessité de faire aboutir les projets  organisationnels et politiques qui incombent à l’OSFI, surtout en cette conjoncture politique délicate marquée par les décisions rétrogrades  concernant la question féminine et en matière de participation politique de la femme et de présence dans les postes de décision. Elle a, dans la foulée, évoqué les décisions économiques prises par le gouvernement et qui sont à même d’aggraver la condition  de toutes les couches sociales à leur tête les femmes. 
Même son de cloche pour la Secrétaire nationale de l'OSFI, Khadija Slassi qui a, sur la même lancée, insisté sur la nécessité de constituer des organes provinciaux à même de permettre d’affronter la pauvreté, le chômage, la violence entre autres, tout en confirmant que la lutte de l’Organisation est au cœur des problèmes de la femme marocaine et de ses attentes. Ceci d’autant plus qu’il s’agit d’une association civile qui prône le socialisme, la modernité et la démocratie. De ce fait, elle s’adresse à l’ensemble des Marocaines, toutes franges confondues, et ce à travers toutes les régions du Royaume. 
Pour sa part, Rihabe Hanane, membre du Bureau politique, a réaffirmé la solidarité du parti avec la lutte de la femme marocaine sur tous les fronts en soutenant que l’USFP est une école pour toutes les générations futures comme ce fut le cas pour les précédentes et dont l’objectif est de préserver l’image du Maroc et la dignité des Marocaines et Marocains en vue d’édifier un Etat de droit, de démocratie, de pleine citoyenneté, et un pays de justice sociale.  
Ce meeting où enthousiasme, gaieté, bonne humeur, maturité et responsabilité ont prédominé, a été marqué par des lectures de poèmes de la part de Zhour Zrayek et de Zineb Loulidi ainsi que par la voix envoûtante de Salma Mokhtari dont le chant a fait tressaillir toute l’assistance. 
 

Meyssoune Belmaza
Lundi 22 Septembre 2014

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