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L'EI complètement assiégé dans son fief d'Al-Bab


Discussions entre experts à Astana sur le cessez-le-feu en Syrie



Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) sont désormais complètement assiégés dans la ville d'Al-Bab, leur dernier fief dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, a indiqué lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Les forces du régime syrien, appuyées par des combattants du Hezbollah libanais et par des frappes russes, sont parvenues à assiéger complètement Al-Bab et ses environs" du côté sud, tandis que les forces turques et des rebelles l'assiègent déjà au nord, à l'est et à l'ouest, selon l'OSDH.
Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a précisé que les forces du régime avaient "réussi dans la nuit de dimanche à lundi à prendre le contrôle de la seule route aux mains de l'EI qui liait cette ville au reste du territoire syrien".
L'avancée de l'armée syrienne intervient alors que depuis le 10 décembre, Al-Bab est visée par une offensive menée par des rebelles syriens appuyés par les troupes de la Turquie au sein de l'opération "Bouclier de l'Euphrate".
Les forces turques sont rassemblées au nord, à l'est et à l'ouest de la ville mais éprouvent des difficultés à avancer face au principal groupe jihadiste en Syrie.
Dans la guerre aux multiples acteurs en Syrie, la Russie aide militairement le régime de Bachar al-Assad face aux jihadistes et insurgés, alors que la Turquie apporte un soutien militaire à des groupes rebelles qui combattent les jihadistes dans le nord syrien près de sa frontière.
Par ailleurs, des experts russes, iraniens et turcs et des Nations unies sont réunis à Astana pour discuter d'un mécanisme de supervision du cessez-le-feu en Syrie, a annoncé lundi le ministère kazakh des Affaires étrangères.
Le principe d'un tel mécanisme avait été évoqué à l'issue de pourparlers entre le gouvernement de Damas et certains opposants le mois dernier dans la capitale du Kazakhstan, déjà parrainés par Moscou, Téhéran et Ankara.
Mais la trêve est depuis restée virtuelle en Syrie, où les combats se sont notamment poursuivis dans la région de Damas et à l'ouest d'Alep.
Les discussions d'Astana doivent théoriquement préparer le terrain à des négociations de paix sous l'égide de l'ONU à Genève, dont la reprise est pour le moment programmée le 20 février.
Selon un porte-parole de la diplomatie kazakhe, des experts jordaniens devaient participer à la réunion de suivi lundi à Astana, rejoignant ainsi pour la première fois ce processus.

Libé
Lundi 6 Février 2017

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