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L'EI affirme avoir décapité l'otage croate en Egypte

Al-Azhar, dénonce un "acte satanique qui n'a rien à voir avec aucune religion"




Le Premier ministre croate a indiqué ne pas être en mesure de confirmer à "100%" la mort de son compatriote. "Je ne sais pas si nous pourrons le faire dans les prochains jours, mais ce que nous voyons a l'air horrible", a déclaré Zoran Milanovic.
Une photo mise en ligne sur des sites jihadistes, qui n'a pu être authentifiée dans l'immédiat, montre le cadavre d'un homme surmonté d'une tête à côté d'un drapeau de l'EI et d'un poignard plantés dans le sable.
Les ravisseurs affirment qu'il s'agit de Tomislav Salopek, 31 ans, enlevé le 22 juillet par des inconnus armés sur une route au sud-ouest du Caire.
"Exécution d'un prisonnier de Croatie -pays qui participe à la guerre contre l'Etat islamique- après expiration de l'ultimatum", lit-on dans un court texte sous la photo.
Le 5 août, la branche égyptienne de l'EI, qui se fait appeler Province du Sinaï, avait menacé de le tuer dans les 48 heures si Le Caire ne libérait pas "les femmes musulmanes" emprisonnées en Egypte.
Les autorités égyptiennes craignaient que la décapitation d'un Occidental effraie encore un peu plus les touristes, qui boudent le pays depuis la révolte populaire ayant chassé du pouvoir Hosni Moubarak en 2011, mais également les entreprises étrangères présentes en Egypte alors que, dans un contexte économique morose, le pays a besoin d'investisseurs internationaux.
Tomislav Salopek travaillait depuis quelques mois comme analyste sismique pour la société Ardiseis, filiale de la Compagnie générale de géophysique (CGG), une firme française spécialisée dans l'exploration des sous-sols.
Suite à cette tragédie, la France et la Grande-Bretagne ont assuré leur solidarité à l’Egypte tandis qu’au Caire, Al-Azhar, la prestigieuse institution du sunnisme, a dénoncé un "acte satanique qui n'a rien à voir avec aucune religion".
Le porte-parole du Conseil national de sécurité américain Alistair Baskey, a fait savoir à l'AFP que cet acte brutal et les atrocités des jihadistes ne faisaient que renforcer la résolution collective à agir contre le terrorisme.
Dans les régions sous son contrôle, l'EI a déjà exécuté de nombreux étrangers enlevés notamment en Syrie, dont des journalistes et des humanitaires, et commis d'autres atrocités qui ont amené l'ONU à accuser ce groupe, de crimes contre l'humanité.
Depuis deux ans, les jihadistes de Province du Sinaï, basés dans la péninsule du même nom dans l'est de l'Egypte, multiplient les attentats meurtriers visant essentiellement les soldats et les policiers.
Ils assurent vouloir venger les victimes de la sanglante répression contre les partisans du président islamiste Mohamed Morsi, premier chef de l'Etat élu démocratiquement en Egypte mais destitué par l'armée en juillet 2013.
Et dans ce contexte, la justice a ordonné la remise en liberté il y a deux jours de l’'opposant égyptien Aboul Ela Madi (57 ans), partisan du président déchu Mohamed Morsi, ex-membre de la confrérie, après près de deux années de détention provisoire. Mais ses ennuis judiciaires ne sont pas clos pour autant.

Vendredi 14 Août 2015

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