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L’Algérie en voie de bunkérisation avancée

Les frontières Ouest, Sud et Est du pays partiellement ou totalement fermées




L’Algérie en voie de bunkérisation avancée
Alger boycottera-t-elle la réunion sur la sécurité des frontières des pays du Sahel et du Maghreb qui aura lieu ce jeudi 14 novembre à Rabat ? Les informations relayées à ce propos par les médias algériens sont diamétralement opposées.
Tout d’abord, l’agence de presse officielle, APS, a affirmé dans une dépêche diffusée hier que le ministre des Affaires étrangères algérien, Ramtane Lamamra, prendra part à cette conférence en  soulignant que «l’Algérie, qui est invitée, n’a pas pour habitude de pratiquer la politique de la chaise vide».
Mais d’autres médias ont rapporté que durant le point de presse qu’il a organisé conjointement avec le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, il aurait affirmé le contraire. Le quotidien « Liberté » a ainsi indiqué que la participation du ministre des AE à la conférence de Rabat n’est pas à l’ordre du jour. « Je n’ai pas dit que j’avais un projet de voyage ces jours-ci », aurait-il déclaré à la presse. «Autrement dit, il ne sera pas à Rabat », a précisé ce quotidien algérien. Et d’ajouter : «On susurre çà et là qu’Alger ne voit pas d’un bon œil la participation des Américains et des Français à ce conclave, même à titre d’observateurs ». Le quotidien « El Watan » a, pour sa part, confirmé l’absence de Lamamra et de son collègue chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelmajid Bouguerra, à la conférence de jeudi en  suggérant que l’Algérie pourrait être représentée par son ambassadeur au Maroc.
Lors de ce point de presse organisé dimanche, le ministre algérien aurait évoqué ce qu’il a qualifié de « forfaiture » de Rabat, passant sous silence celles qu’Alger commises à l’encontre du Maroc et de sa souveraineté. Notamment  lors de la rencontre tenue la fin du mois d’octobre à Abuja (Nigeria) dont l’Algérie a été le principal artisan et bailleur de fonds. Selon des révélations publiées par le portail « Polisario-confidentiel.com », c’est, en effet, le régime algérien «qui a payé cash les frais de la rencontre pour ressusciter le soutien au Polisario dans certains pays africains, en majorité anglophones».
S’appuyant sur des sources bien informées à Alger, ce portail précise que « le président algérien, Abdelaziz Bouteflika a donné carte blanche à son nouveau chef de la diplomatie, et mis à sa disposition une caisse noire de plusieurs dizaines de millions, en dollars et en euros ».
Les caciques du régime algérien vont même persister dans leur conduite provocatrice et hostile à l’égard du Maroc puisqu’ils vont organiser une rencontre similaire à Alger à la mi-décembre dans l’objectif de permettre de donner corps à la « task force » anti-marocaine qu’ils ont créée à Abuja aux côtés du Kenya, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, du Cameroun et du Bénin.
Selon certains observateurs avertis, cette poussée de fièvre algérienne est à mettre à l’actif des luttes intestines qui ont accompagné la longue maladie du président Bouteflika et des préparatifs pour le changement de règne.
A preuve, ils citent, entre autres, la bunkérisation actuelle de ce pays qui a quasiment fermé toutes ses frontières. Outre celle qui le sépare du Maroc, il a, en effet, fermé sa frontière avec le Mali et ne l’ouvre qu’une fois par quinzaine sous contrôle militaire. Idem pour sa frontière avec la Libye qu’il ne cesse de vouloir sécuriser au plus haut niveau pour la rendre aussi étanche qu’elle le serait en cas de fermeture totale. De fait, l’Algérie qui ne demeure ouverte que sur le Niger et la Tunisie est en train de faire diversion pour faire oublier à son opinion publique les problèmes générés par la mauvaise gouvernance de sa nomenklatura.

Les artistes algériens sous pression

Certains médias semblent avoir reçu l’ordre de faire pression sur les artistes algériens habitués à faire des tournées au Maroc comme Chef Khaled ou l’humoriste Abdelkader Sekteur, pour qu’ils prennent des positions hostiles au Maroc.
Interrogé par le quotidien algérien « Achourouk » sur les derniers événements entre Rabat et Alger, le manager de l’artiste Abdelkader Sekteur s’est gardé de tomber dans le piège en affirmant que l’artiste en question ne s’intéressait absolument pas à la politique, et que son objectif est de faire amuser et divertir les gens. Cheb Khaled n’a pas voulu non plus jouer le jeu du journaliste de France 24, en refusant de dénoncer ce qui s’est passé récemment au consulat d’Algérie à Casablanca.
« Je suis artiste et je ne me mêle pas de politique », a-t-il martelé en ajoutant : «Je me considère comme un citoyen maghrébin qui croit à l’unité des peuples de cette région ». Cette réponse tranchante de l’artiste qui a bénéficié récemment de la nationalité marocaine, a poussé le quotidien Achourouk à conclure que Cheb Khaled a la  volonté « de s’installer au Maroc ».

Mourad Tabet
Mardi 12 Novembre 2013

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