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L’APDM lance le débat : L’Intelligence économique dévoile ses attraits




L’APDM lance le débat : L’Intelligence économique dévoile ses attraits
«Ce que vit le monde actuellement est dû à la mauvaise gestion de l’Intelligence et de l’information», a souligné Hassan Ayoub, ambassade itinérant,  jeudi 28 avril à Casablanca.
 Lors d’une conférence organisée  par l’Association pour le progrès des dirigeants au Maroc  sous le thème :«Intelligence économique et stratégique d’avenir au Maroc», Hassan Ayoub affirme que nous risquons de passer à côté d’un facteur aussi important que l’intelligence économique. Tout en rappelant que les Maroc jouit d’un atout considérable, car il  fait partie des 15 économies les plus saines, selon la FMI.  Après avoir rappelé le nombre d’acquisitions des PME « déprimées» et le montant  des fausses cartes qui circulent dans le monde. De même, il a exprimé  le besoin d’un nouveau partenariat ouvert sur l’intelligence à condition de « penser Maroc » en citant l’exemple de la Corée du Sud car le temps des loups isolés est révolu, ajoute-t-il.
Pour sa part, Mohamed Horani, nouveau président de la CGEM, a déclaré que la CGEM doit institutionnaliser la veille stratégique au profit de l’entreprise, afin de la mettre en courant de ce qui se passe dans l’environnement de la concurrence, soit à l’échelle nationale ou internationale  et de s’informer davantage sur ses fournisseurs. Dans le même contexte, le nouveau chef élu de la CGEM a affirmé  que le patronat doit avoir une vision cohérente sur la base de la régionalisation. Après avoir montré l’importance de la veille stratégique, il a souligné qu’il faut mettre les bouchées doubles, car,  selon lui, «le temps perdu est définitivement perdu»  afin d’insérer le Maroc dans le  monde du savoir dans moins de 10 ans ». Pour cela, il a affirmé que la CGEM compte créer une commission dont le nom n’est pas encore déterminé, et qui aura pour mission de travailler exclusivement sur  l’innovation de l’université pour assurer les besoins de l’entreprise.
Quant à Driss Alaoui Mdaghi, président de l’Association marocaine de l’intelligence économique (AMIE), il a annoncé que le système de formation au Maroc est « grippé », car il ne produit pas de cadres flexibles. Tout en montrant l’importance de l’intelligence territoriale pour déceler les opportunités et fournir les moyens en vue de développer la compétitivité. Après avoir expliqué que l’Intelligence est une question de culture et de l’état d’esprit, il a souligné la nécessité d’améliorer l’habitude d’accumulation.  Par ailleurs, il a  présenté les  « C » à éviter pour développer la veille économique, en tant que moyen de combat. Il faut éviter de penser à Court terme, car pour avoir une vision cohérente, il est obligatoire d’avoir une stratégie à long terme.  Parmi les autres éléments à éviter, le président de l’AMIE a cité, entre autres, le Clivage et  la Complexité.
Quant à Moulay Abdlemalek Benabid, après avoir donné une définition de la thématique, il a précisé que le Japon et la Corée du Sud sont les plus grandes puissances en intelligence économique  grâce à  une meilleure organisation des hommes et de leurs structures. Mais notre pays est en retard en  la matière. Pour rattraper ce retard, il faut analyser comme les Français, défendre comme les Chinois et attaquer comme les Américains, a affirmé l’auteur de premier livre sur l’intelligence économique au  Maroc.  Avec l’ouverture de l’économie marocaine et la multiplication des investissements marocains à l’étranger, notamment, en Afrique, l’intervenant a annoncé que l’Intelligence économique devient une nécessité pour la Maroc  et il nous faut être en avance au lieu de rattraper le retard. Actuellement, l’intelligence économique est reconnue comme un outil indispensable du management des organisations. Les profondes mutations que vit le monde, accentuées par la crise économique et financière internationale, impliquent la nécessité d’une véritable politique de veille stratégique à la fois dans les entreprises et le secteur public. Dans ce contexte, Moulay Abdlemalek Benabid a  précisé qu’il y a une dynamique au privé et c’est au secteur public de  bouger. Toutefois, il a préconisé la création d’un lobbying  pour un partage des connaissances via un réseau d’intranet gouvernemental, la création d’instances de veille stratégique ; on doit parier sur les managers par des réseaux afin que «ceux qui murmurent parlent enfin».

AHMED HASNAOUI
Samedi 30 Mai 2009

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