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L’AMPCR en conclave : Des communications qui tiennent la route




Comme annoncé dans notre édition du jeudi dernier, l’Association marocaine permanente des congrès de la route (AMPCR) a organisé les 3 et 4  juin 2010 à Ifrane le  huitième Congrès national de la route sous le thème : « Grands trafics routiers et structuration de l’espace».
521 participants représentant huit pays, à savoir la France, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, les Etats-Unis, la Chine, le Mexique et le Maroc ainsi que des organismes intervenant dans le domaine de la route ont pris part aux travaux de ce congrès.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Equipement et des Transports a salué les efforts déployés par l’ensemble  de la communauté routière depuis l’organisation du 7ème Congrès de l’AMPCR en novembre 2006 à Ouarzazate.
Par la même occasion, il a demandé aux congressistes de procéder à une évaluation formelle et objective des orientations annoncées dans son discours adressé à ce congrès.
Il a, par ailleurs, évoqué l’entrée en vigueur du nouveau Code de la route en octobre 2010, l’achèvement du PNRR2 en 2012 et l’amélioration de la sécurité routière par des actions spécifiques concernant la signalisation et les équipements routiers.
Selon le ministre, le développement de la route ne peut se faire que dans le cadre du triptyque  technicité-recherche- innovation, adaptée au contexte marocain. Ce même développement, a-t-il précisé, reste conditionné par l’impératif de valorisation des ressources humaines.
Aussi, les travaux scientifiques du congrès se sont basés sur un total de 21 communications traitant différentes problématiques et questions liées aux aspects économiques, à la planification, à la réalisation, à l’exploitation, à la maintenance et au développement durable de la route.
Les intervenants ont ainsi analysé en profondeur le rôle fondamental de la route dans le cadre de l’aménagement du territoire et de la structuration de l’espace.
Lors de la première séance, le directeur des routes, président délégué de l’AMPCR, a affirmé que la stratégie de modernisation du secteur routier se fonde sur la nécessité de mobilisation globale de tous les intervenants, la définition d’une nouvelle gouvernance et l’amélioration des recettes des fonds spéciaux.
Cette stratégie, a-t-il ajouté, est adossée à une démarche qui fixe quatre lignes directrices pour ce processus de modernisation, en l’occurrence la définition d’une nouvelle typologie de routes basée sur une approche fonctionnelle (les réseaux structurants, collecteurs et de proximité), les niveaux d’aménagement définis en harmonie avec cette typologie, le mode d’exploitation et de gestion qui doit tenir compte de la logique d’arcs et d’itinéraires et les pôles générateurs de grands trafics.
Cette stratégie vise notamment, selon l’intervenant, la réalisation de six objectifs qualitatifs, à savoir  l’adaptation aux changements climatiques, l’amélioration des services rendus à l’usager, la préservation du patrimoine, l’amélioration de la sécurité routière, l’impératif du développement durable et la faillibilité des temps de parcours.
Par ailleurs, les participants ont dressé un état des lieux du PNRR2 et ses impacts socioéconomiques et ont considéré la dimension environnementale comme une composante essentielle dans la conception, la réalisation et l’exploitation des infrastructures routières.
La seconde session, quant à elle, a été marquée par l’analyse des plans d’intervention pour faire face aux intempéries et changements climatiques exceptionnels enregistrés ces dernières années, afin d’assurer la pérennité de la circulation routière et la remise en  état du réseau. Des illustrations à travers les dégâts ayant affecté les régions du Ghrab et Chefchaouen ont été présentées aux participants.
Par la même occasion, les mesures d’accompagnement préconisées par la mise en œuvre du nouveau Code de la route ont été dévoilées et des outils techniques et managériaux internationaux ont été également exposés lors de cette session.
La troisième séance a été marquée par la présentation d’un ensemble de techniques innovantes respectueuses de l’environnement et moins consommatrices d’énergie  et de matériaux routiers. Un bilan des techniques expérimentées et introduites dans l’usage courant de la maintenance et la construction a été exposé et débattu.
Dans la foulée, la quatrième séance a porté sur l’intégration des ouvrages dans leur environnement et sur la démarche de conception des ouvrages en se basant sur des données hydrologiques, hydrauliques et morphologiques fiables reflétant le comportement réel des écoulements et en tenant compte de l’impact mutuel entre les ouvrages et les écoulements. Un exemple du système de gestion et d’exploitation  des ponts en Allemagne, considéré comme une expérience édifiante en la matière, a été exposé.
Lors de cette quatrième session, le projet de tunnel des Oudayas a suscité un intérêt particulier en raison de sa capacité à combiner différents modes de transport. Un tunnel qui se distingue également par l’utilisation de technologies avancées pour sa construction et son exploitation.   
 Enfin, la table ronde consacrée à la thématique «  Quelle intégration de l’infrastructure pour une meilleure mobilité ?» a été marquée par un exposé du directeur général de la Société d’aménagement de la vallée du Bouregreg, qui a fait une rétrospective sur la genèse de la conception et la mise en œuvre de ce projet pionnier.
L’orateur a également rappelé que dès le départ, la question de la mobilité a été intégrée dans le processus de réflexion et de conception de ce projet.
Pour l’intervenant, la mise en place d’un projet de cette envergure pose  nombre de défis à caractère technique, économique, environnemental, socioculturel et spatial. Le déploiement de ce projet devra, selon ses promoteurs, donner lieu à des effets d’entraînements positifs sur les autres acteurs opérant dans le domaine de la mobilité et des infrastructures.
La question de la sécurité a été également objet de débat à travers l’exposé du secrétaire permanent du CNPC, estimant que cette problématique, si elle n’est pas prise en charge, risque d’hypothéquer la dynamique de restructuration des modes de transport et de mobilité particulièrement au sein des espaces urbains.

M.D
Mardi 8 Juin 2010

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