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Khouribga, la cité aux mille maux




Khouribga, la cité aux mille maux
Quand les responsables sécuritaires arrivent  à Khouribga pour les préparatifs d’avant la visite Royale, la plupart d’entre eux ont été surpris, en particulier ceux qui visitent la capitale du phosphate  pour la première fois, par l’état de misère et de marginalisation que connaît  la première ville productrice des phosphates dans le monde. Ils ont repéré la prolifération des voitures hippomobiles et les marchands ambulants, le colmatage des routes, la négligence dont souffrent les espaces verts depuis longtemps, l’absence des espaces de divertissement pour les enfants et les jeunes,  des autobus qui transportent les citoyens à travers les quartiers et vers la banlieue de la ville. Ils ont  également noté le chaos que connaît  la circulation à cause des agissements des  propriétaires de motos, des bicyclettes, de certains chauffards qui ne respectent ni feux de signalisation ni Code de la route,  ainsi que la conduite des piétons indifférents, qui marchent en pleine chaussée, sans faire attention aux dangers qui les menacent. Toute cette anarchie  a obligé la police à mener une campagne contre les propriétaires de motos qui circulent sans papiers, sans  casque et sèment la terreur dans les rues. Ainsi a-t-elle pu confisquer un grand nombre de ces engins de la mort et donc rétablir l’ordre et le calme.  Quant aux protestations et aux sit-in, leur nombre est incalculable; les laissés-pour-compte  de l’Amicale de l’habitat «Jar El Khaire» manifestent au boulevard Zellaka, le sit-in contestataire des bénéficiaires du complexe résidentiel «Firdaouss» dont le problème a été résolu grâce à l’intervention Royale, les veuves  et les orphelins de la ville minière Hattane observent un sit-in devant l’administration du groupe OCP, les bidonvillois de la ville de Boulanoire devant la délégation de l’habitat au boulevard Zellaka..
A rappeler les événements sanglants qu’ont connus   les villes phosphatières au début mars 2011, qui ont causé  des blessures parmi les forces de l’ordre,  les enfants des retraités et les agents de l’OCP,  l’incendie d’un certain nombre de véhicules et d’équipements et de bureaux administratifs et l’interception  des trains de phosphate à maintes reprises. Cette explosion sociale, qui tire sa force du Printemps arabe, a été très difficile à calmer et à absorber. Elle a réveillé  la conscience de l’administration du phosphate de son profond sommeil  ,qui a procédé  rapidement à l’embauche de 5800 jeunes et a fourni des formations à plus de 10700 dans les différents instituts et centres de formation professionnelle et au financement de 52 projets. Tout cela n‘est pas à la hauteur des attentes de la jeunesse de Khouribga, ville oubliée et marginalisée pendant des décennies. Qui est responsable des maux dont souffre cette ville ? La réponse est fort simple. La responsabilité incombe aux  conseils communaux et aux gouverneurs qui se sont succédé dans la gestion de la chose publique depuis de nombreuses années, ainsi qu’à la direction du phosphate dont la seule  préoccupation, c’est l’extraction du phosphate ... Les grands projets socioéconomiques programmés dans la province de Khouribga et la région sont la seule preuve d’une prise de conscience tardive de l’administration des phosphates, selon certains agents  et cadres retraités de l’OCP.
Compte tenu de l’injustice dont ont souffert les ouvriers qui tiraient le phosphate du fond en se servant de la pelle, de la pioche et des bras,  nombre d’entre eux sont morts à cause de l’effondrement des couches de phosphate et d’autres suite aux maladies (silicose, cancer)
 Comme des armées de jeunes gens attendaient longtemps que l’OCP les tire des griffes de la misère noire, ils se sont jetés à corps perdus dans  les pateras de la mort. Certains ont eu de la chance et ont réussi à atteindre l’autre rive. Par contre, d’autres malheureux ont perdu leur vie, noyés dans la mer. A titre d’exemple, les  jeunes du quartier «Labrique» et ceux  du village rural « Foqra» qui ont connu une mort collective au large à cause de l’immigration clandestine vers l’Eldorado italien. L’Italie, le pays de prédilection des jeunes chômeurs  khouribguis. Y compris également  ceux qui ont perdu la raison à cause de la toxicomanie, l’alcool et l’eau-de-vie. Espérons que la population khouribguie tire profit de ces grands projets lancés par le Roi Mohammed VI. Ces projets d’envergure pourraient atténuer la souffrance de la jeunesse à condition qu’on les concrétise.
Ainsi, les responsables de la chose publique dans la région sont-ils appelés à ouvrir tous les espaces socioéducatifs, culturels et sportifs devant les jeunes, en adoptant une stratégie et un plan d’action sérieux, tout en choisissant des cadres compétents et expérimentés pour la conduite de ces projets tels que le complexe socioéducatif Al Qodss , la salle couverte Moulay  Youssef, le complexe culturel abandonné et la salle des fêtes qui est supervisée par l’OCP.

Chouaib Sahnoun
Jeudi 29 Mars 2012

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1.Posté par le marocain le 29/03/2012 22:12
________Article raisonnable,qui doit s'appliquer également à la ville de Youssoufia(ville phosphatière)et une autre ville que SM Le Roi n'a pas voulu visiter car il y a des dépassements des responsables(Province,Conseil Municipal,les élus et les notables) Il s'agit de la province de Taourirt lieu de naissance du conseiller du Roi le défunt Abdelaziz Belafkih.
A Taourirt rien n'est fait comme prévue,sauf des retouches de part et d'autre.Le hay lekdim que les français on baptisé ""le petit Paris" est dans un état végétatif depuis la dernière visite Royale.les trottoirs sont vétustes et sales(herbes sauvages envahissent ces lieux.Les ordres partout,les égouts bouchés.Il faut dire qu'il y a une main mise sur cette ville,puisque personne ne respecte les Lois(code de la route)pour ceux stationnement au milieu de la chaussée.Circulation des véhicules "M" et "J" 248/24 et 7/7 sans tenir compte de la crise économique que traverse le pays.
Le citoyen demande à ce qu'une commission se déplace dans notre ville pour voir ce qui s'y passe.Sans oublier que le nouveau centre commercial sera inauguré prochainement doit être supervisé par une commission du Ministère de l'Intérieur pour éviter tout dérapage(il parait que les boutiques sont déjà attribuées----information à prendre au conditionnel)
Une visite Royale s'impose pour faire bouger cette province avec ses responsables,pour ne pas être comme la ville de Khouribgua.

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