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Khouribga : La devanture de la vitrine ne cache jamais l'arrière-boutique.




Khouribga : La devanture de la vitrine ne cache jamais l'arrière-boutique.

" Le rayonnement de la ville de Khouribga baisse à cause de la récession et du déclin de la population active (plus de la moitié) en raison de la restructuration de l'activité minière du  Groupe OCP ". A l'instar de notre interlocuteur, beaucoup de citoyens sont convaincus de la lente déliquescence de cette ville jadis florissante.
 Selon une étude menée à Chaouia Ouardigha, un grand nombre d'habitants vivent dans la pauvreté ou sont en danger de le devenir. Ainsi,  dans la région de Khouribga, le nombre de personnes vivant dans la précarité,  s'élève à 10.772. Selon les résultats de l'étude menée par l'Université Hassan I de Settat, en partenariat avec la région de  Chaouia Ouardigha et l'Entraide nationale, ce nombre représente environ 65 % de la population totale vivant dans un état de précarité au niveau national.  Dans la province  de Khouribga, le nombre des familles en situation précaire s'élève à 1535 familles.
La plupart des intéressés par les problèmes de la ville conviennent que l'une des contraintes majeures qui entravent le travail au sein de la commune de Khouribga, est le problème fiscal ; certains riches usent de faux-fuyants pour ne pas payer les impôts ou ne les payent jamais, tels que les notables de la ville, les parlementaires, ainsi que certaines institutions. Le montant des impayés a atteint 7,1 milliards de centimes.  La même source ajoute "que tout ce qui a été réalisé grâce aux efforts des institutions financières,  du bureau du conseil et de l'autorité locale, reste insuffisant,  il y a toujours du pain sur la planche ; un travail considérable attend  tout le monde pour le recouvrement du reliquat impayé,  l'amélioration de la situation financière du conseil municipal et le début de la mise en œuvre des projets  en suspens, qui ont été pendant de nombreuses années, encre sur papier."
Khouribga est la ville, soi-disant, urbaine la plus importante de la région. Depuis le début de son émergence, elle a accueilli la main-d'œuvre de nombreuses zones rurales et de celles bordant les différentes villes et tribus marocaines,   la  cité  avait  connu son rayonnement, en particulier, économique, social, politique et syndical.
 Et si l'on exclut certaines interventions timides de l'OCP  (la mine verte), qui restent sur le papier, on a sollicité les interventions de l'administration publique  pour une subvention annuelle comme le Conseil régional (3 milliards). Les problèmes auxquels est confrontée la ville sont multiples et demandent des solutions sérieuses : en plus de l'absence de base économique, la faiblesse de la  restructuration de l'actuelle zone industrielle,  le non lancement du domaine des activités économiques, le découragement de l'investissement, notamment les travailleurs migrants,  le problème du marché hebdomadaire,  le dilemme du reste impayé (7,1 milliards), les problèmes sociaux, les marchands ambulants et leur sédentarisation (marché urbain) et l'absence de transport urbain (non-répétition des expériences passées), le phénomène des voitures hippomobiles, la lenteur des travaux de la faculté pluridisciplinaire, malgré la disponibilité de toutes les données, l'absence de campus, la gare routière, du stade de football  et la faiblesse des espaces culturels et éducatifs (une seule maison de la jeunesse ),  la ville a un besoin urgent d'un cimetière.  
Il y a des problèmes liés à la reconstruction. Selon certains ingénieurs, les solutions deviennent insolubles en raison des violations, des abus et des tergiversations, notamment, le complexe résidentiel Al Firdaouss,  la souffrance quotidienne de ses habitants et surtout après qu'on leur a coupé l'eau et l'électricité, l'évaluation des quartiers ; le vieux souk  (le bloc),  le Soufal et le quartier administratif,  la non restructuration de certains douars (Ouled cheikh Ali, Ahmed Hayyan et Lakhdama) et quartiers (Kaddour Bel Haj, Salam, Al Farah, El Arbi Amine),  le problème de pavage (quartier Al-Amal, Al Qodss, Al Fath, Al Massira et le boulevard Abderrahim  Bouabid), la rareté des ponts et des passages pour les piétons le long de la ligne de chemin de fer,  le problème de la construction anarchique et la faiblesse de l'assiette foncière, des infrastructures et le manque  d'une agence urbaine dans la ville,  la non résolution  de certains projets en cours (les marchés, Labyout, Al Qods, El Khouadria) et l'absence de place publique, la non résolution  du problème des déchets solides et la faiblesse des espaces verts, en plus de la restructuration globale de la ville qui ne répond  plus aux attentes et aux besoins de la population.
Les dimensions économique et sociale et la préparation du terrain grâce à l'ouverture de grands chantiers pour répondre aux besoins de la population et la récupération de l'investissement intérieur grâce à la capacité d'attirer des investisseurs,  en activant les mécanismes de partenariat, la coopération avec les secteurs public et privé, la bonne gestion des ressources humaines,  la moralisation de l'administration, et en s'appuyant sur les valeurs de confiance, d'efficacité et de volonté politique.
Un grand projet de développement a été mis en œuvre  pour surmonter les différents obstacles et déséquilibres que connaît la capitale du phosphate. Ce projet comprend la préparation des circuits et des entrées de la ville, la duplication du boulevard Béni Amir,  les ponts et les passages, la conversion du marché hebdomadaire, la finition du fameux pont Assa, l'élargissement de la route de Fqih Ben Saleh, la qualification de la zone industrielle, l'activation de l'espace commercial,  la conversion de la haute tension de l'électricité, la construction d'un complexe socio-sportif,  la restructuration de certains quartiers, la station d'épuration et le réaménagement  du réseau. Le projet est estimé à 408 millions de dirhams qui seront subventionnés par le conseil municipal, l'aménagement urbain, l'Office  national de l'eau potable, l'OCP, l'Initiative nationale pour le développement humain, l'Office national des chemins de fer,  le ministère du Commerce et de l'Industrie, l'Office national de l'électricité, la Jeunesse et des Sports et les conseils provinciaux et régionaux. Estimons que tout ce beau monde passe à la caisse et verse sa quote-part.  
Il a été également convenu l'accélération du projet de la mine verte (25 milliards) et la construction d'un complexe sportif qui soit au niveau de l'équipe OCK,  la sédentarisation des marchands ambulants, la lutte contre les voitures hippomobiles, l'accélération de la construction de l'autoroute (Béni Mellal-Berchid),  la gare routière, le recouvrement du reste impayé (7,1 milliards),  le logement social pour les ouvriers, la résolution du problème des  titres fonciers  (20 mille logements) et la création d'une faculté de médecine et d'un campus. 

Chouaib Sahnoun.
Mardi 27 Avril 2010

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