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Khalid Aswab à la commune de Youssoufia : «Les habitants aspirent au changement»




Khalid Aswab, tête de liste de l’USFP à Youssoufia, est tout à fait conscient du défi dans lequel il s’est engagé. La commune de Youssoufia est parmi celles que l’on  peut aisément qualifier de commune de la mort. En effet, avec ses 87.000 inscrits, elle représente la plus forte densité démographique de la région. Ses tristement célèbres quartiers, douar Al Hajja, douar Doum, Elmaâded, Jbel Raïssi, lui ont valu sa sulfureuse réputation. Plus de 80% de la population de cette commune réside dans à peu près 3% de sa superficie globale. « C’est une commune où pauvreté cohabite avec aisance. Toutes les catégories sociales y sont représentées», nous a confié Khalid Aswab entre deux salamalecs, dans son local de campagne, sis au bloc 8 à Takadoum.
Accompagné de son second, Allal Ouchen, et du troisième de la liste, l’un des vétérans de l’USFP Hassan Al Khattar, Khalid Aswab évoque cette commune avec une facilité apparente. C’est qu’il y est né  et siège à son conseil communal depuis 1997. Une expérience qui lui a permis d’emblée d’affirmer que rien n’a été fait pour les habitants de cette commune dont la grande majorité vit au-dessous du seuil de pauvreté. «En tant qu’Usfpéistes, notre souci est de mettre à niveau cette partie de Rabat qui a été pendant longtemps marginalisée, parce  que source de falsification des élections», a souligné Khalid Aswab, actuellement membre du conseil national.
Cette mise à niveau, vise la restructuration des infrastructures de base (routes, éclairage, etc.), mais pas uniquement puisque la commune souffre de plusieurs maux. Outre le chômage qui handicape une bonne partie de la population, le problème de la sécurité a pris des proportions alarmantes. « Dans certaines ruelles des quartiers pauvres de la commune, même la police ne se hasarde pas y mettre le pied, tant le risque qu’elle soit agressée est grand », souligne de son côté Hassan El Khettar.
L’insuffisance des services de santé et surtout le manque d’animation culturelle au profit des jeunes et la quasi-absence des maisons de jeunes et de terrains de sports, sont d’autres désagréments auxquels sont confrontés les habitants. « Même les programmes de développement humain n’ont pas profité à cette commune où pauvreté et chômage tuent toute velléité de progrès », martèle de son côté Alla Ouchen.  L’USFP qui brandit la carte du changement et surtout, milite pour des communes crédibles, mène une campagne propre contrairement à d’autres partis qui n’hésitent pas à recourir à l’achat des voix. « Nous arrivons à transmettre notre message par le biais du dialogue et de la communication. Et nous avons en effet pu remarquer que les habitants aspirent au changement, sachant que l’USFP n’a jamais participé à la gestion de la commune », poursuit Khalid Aswab qui se base énormément sur les actions de proximité dans sa campagne. « Les sorties dans la rue ont plus un caractère marketing qu’autre chose. Ce qui importe, ce sont les réunions dans les maisons que nous organisons quotidiennement et le porte-à-porte, qui permettent de toucher directement les électeurs potentiels ». Ce contact avec les habitants, Aïcha Ghanem, conseillère municipale, qui conduit la liste additionnelle dans cette commune, le mène avec autant de facilité, que les femmes préfèrent avoir affaire à une candidate qui communique facilement avec elles et comprend parfaitement leurs préoccupations.


Amina Salhi
Mercredi 10 Juin 2009

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