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Khadija Assad : "Vivre entre le Maroc et le Canada enrichit ma carrière"




Khadija Assad : "Vivre entre le Maroc et le Canada enrichit ma carrière"
Khadija Assad dont on ne peut dissocier le nom de celui de son époux, Aziz Saâdallah, ne chôme pas, loin s'en faut. Très appréciée par le public, elle s'apprête à refaire son apparition après une participation remarquable dans "Le deuxième mariage" que les téléspectateurs ont pu suivre.
Récemment, elle a terminé le tournage d'un long-métrage de Aziz Saâdallah intitulé "Le scénario" et dont les péripéties se sont déroulées à Casablanca. Il s'agit du premier long-métrage d’Aziz dont les réalisations se limitaient au théâtre et à la télévision.
Khadija Assad avoue que le premier film d’Aziz apporte beaucoup de nouveautés et sera projeté au prochain Festival national du film à Tanger.
D'autre part, elle est confiante quant au développement du cinéma marocain. "Le public préfère découvrir les nouveaux films marocains même si les films étrangers bénéficient de grands moyens.
Nous avons vu comment Number One de Zakia Tahiri a été accueilli par le public", souligne-t-elle. "Nous avons été invités par le distributeur du film à l'étranger à la projection dans certaines salles en France et nous avons constaté l'affluence du public arabe", ajoute-t-elle.
"Cette donnée est à même, estime Khadija Assad, d'encourager les investisseurs à se tourner vers le cinéma qui devient de plus en plus porteur au Maroc."
Le fait de se déplacer entre le Maroc et le Canada ne perturbe en rien son activité, au contraire. Pour preuve, sa participation dans la série comique "Tranche de vie" que présente une chaîne canadienne et dans un film intitulé "L'appât" réalisé par Yve Simoneau.
C'est ce qui fait dire à Khadija que vivre entre son pays d'origine et le Canada est susceptible d'enrichir sa carrière aussi bien au niveau de l'écriture que de l'interprétation.
Malgré cette activité, elle voudrait bien retrouver les planches du théâtre. Son expérience de l’one man show n'est pas terminée mais elle l'a seulement mise en veilleuse. Cependant, elle voudrait tant jouer au théâtre aux côtés d'autres comédiens.
"Je n'arrive pas à comprendre pourquoi le théâtre en est arrivé là, dit-elle avec amertume. Il y a quelques années encore, le théâtre brillait de mille feux et attirait des foules même sans le soutien du ministère de tutelle".
Un autre problème, très grave, lui tient à cœur. Il s'agit de la documentation et des archives car ni la télévision, ni les artistes ne pensent archiver pour constituer une mémoire théâtrale. "J'ai reçu une proposition d'une enseignante à l'Université de Seattle qui voulait acquérir des pièces marocaines pour les utiliser comme moyen de comprendre le dialecte marocain, mais pas moyens d'en trouver", avance-t-elle.
Et d’ajouter : "La télévision n'a pas sauvegardé les pièces qu'elle avait présentées et les copies que nous  avons gardées ne sont plus utilisables". Il s'agit là, d'un grand problème pour la télévision qui a perdu de nombreux documents dans tous les domaines y compris le sport.

Libé
Samedi 26 Novembre 2011

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