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Kénitra se remémore Mohamed Zefzaf




Plusieurs intellectuels de la ville de Kénitra se sont remémorés, ce week-end, avec beaucoup de nostalgie, l’écrivain Mohamed Zefzaf, disparu en 2001 suite à une longue maladie.
Une table ronde initiée par la section de Kénitra de l’Union des écrivains du Maroc a été une occasion pour les contemporains du grand écrivain et romancier, originaire de Kénitra (1945-2001), de faire découvrir, particulièrement aux jeunes, l’autre talent du défunt, en tant que poète.
Plusieurs témoignages, critiques et lectures poétiques qui ont été présentés à cette occasion, ont permis à plusieurs jeunes chercheurs de découvrir de nouvelles facettes de la capacité créative du défunt, particulièrement sa perception moderne de la poésie, qui a soulevé sur la scène culturelle marocaine, à la fin des années soixante début des années soixante-dix, une polémique sur la finalité de la poésie.
Ces témoignages reconnaissent que le défunt, grâce à son ancrage exceptionnel dans son terroir et son ouverture d’esprit extraordinaire sur la littérature mondiale, a pu atteindre une notoriété internationale.
C’est au début des années soixante que Mohamed Zefzaf va s’essayer à la poésie. Il publie son premier recueil de nouvelles “Hiwar fi laylin moutaakhir” (dialogue tard dans la nuit) en 1970, qui sera suivi, en 1972, de son premier roman “La femme et la rose”. Viendront ensuite “Trottoirs et murs” (1974), “L’oeuf du coq” (1984), “Le roi des djinns” (1988), “Le renard qui apparaît et disparaît” (1989) et “Bouches grandes ouvertes”.
Il a publié aussi des articles et des études sur des questions littéraires. En 2002, l’un des prix les plus prestigieux de la littérature arabe, le Prix Mohamed Zafzaf de la littérature arabe, fut créé en son honneur.
La table ronde a également permis de faire un arrêt sur la poésie marocaine moderne, ses tendances et significations à travers une approche par rapport à d’autres expériences poétiques. Les organisateurs ont voulu apporter leur contribution aux interrogations pouvant être posées sur la poésie marocaine dans sa dynamique et son interaction avec les autres créations littéraires arabes et internationales, en tant qu’expression populaire et humaine qui tire ses particularités de son expérience historique et esthétique et son ouverture sur les autres écoles.
La table-ronde a tenté de concilier entre l’admiration qu’on peut porter à la connaissance et à la beauté à travers les contributions de plusieurs poètes et critique marocains et arabes, qui se sont distingués par leur créativité, leur perception élevée de la beauté et leur penchant inconditionnel pour les valeurs du beau, de l’amour et de l’humanité, et ce qui les unit, au-delà de la diversité des écoles.
Le programme de la rencontre, qui a été organisée en collaboration avec le centre des cultures à Rabat, l’Imprimerie rapide de Kénitra et l’Association terre des vivants et de développement culturel, a comporté également une soirée artistique dédiée à la poésie marocaine moderne, et une exposition de livres. 

MAP
Mercredi 20 Janvier 2010

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